‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 27 sur 226 · CARACTÈRE DES CAHIERS · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DES CAHIERS

liéres, qui permit au pays d'exercer une influence directe sur la législation. On se souvient enfin des eiForts réprtés de l'assemblée pour faire déclarer que les lois fondamentales ne pouvaient émaner que des États généraux, et pour obtenir l'exécution directe des vœux. Ainsi fut soulevée la question la plus grave, celle du pouvoir même des assemblées nationales. Sans les manamvres de la cour, les députés se seraient peut-être décidés à agir par voie de résolution et non de requête. Désarmant par de vaines pbrases l'ardeur des représentants du pays, l'babileté du roi les arrêta dans cette voie et bientôt ses crimes les terrifièrent.

Il n'y a donc pas lieu de s'étonner du contraste qu'offrent les espérances des députés et les médiocres résultats de la session. Un doit avant tout sd représenter la terreur répandue par le meurtre des Guise, et les délibérations écourtées par l'arrestation des principaux membres du tiers. JMitre la responsabilité qui doit retomber devant l'Iiistoire sur les députés accablés par la douleur et l'abattement, et celle qui pèse sur un roi qui avait promis des merveilles et qui n'a pas rendu un seul édit pour demeurer fidèle à ses serments, il n'y aurait pas d'hésitation possible si l'on ne se souvenait qu'il ne s'est écoulé que sept mois entre le départ des députés et le crime de Jacques Clément;

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