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démolition atteignit les murs dont l'existence i-cninntait à 1568 (N. 186). Henri IV et Richelieu devaient plus tard marcher dans cette voie.
CARACTÊnE DES CAHIF.nS DE 1588
Les vœux émis en 1588 ne présentent ni la force ni l'étendue des doléances exprimées à Orléans eu lotiO et à Blois en 1576. Toutefois le but des députés était le même. Leurs cahiers embrassaient les réformes les plus graves que la France piil souhaiter au point de vue de l'Église et de la justice. Pour les finances, les États proposaient peu d'innovations, mais ils voulaient arrêter le mal et réparer les incroyables désordres du passé ; sur toutes les matières, leurs doléances, si elles avaient été admises, fussent devenues le signal d'un progrès.
Cependant nous découvrons un caractère particulier aux Etats de 1588. Les députés ont une tendance plus évidente vers la recherche de garanties sérieuses. Le souvenir de tant de remontrances dédaignées, de si belles ordonnances tombées dans l'oubli, donne à leur langage un ton de mécontentement et de sourde passion qui éclate par moments.
On ne peut nier (|ue les cahiers ne soient trop brefs, que le tiers état ne se soit montré moins ardent qu'aux autres sessions dans l'expression de ses doléances; mais qu'on suive pas à pas les délibérations, et on retrouvera ce feu intérieur qui couvait dans les esprits. Jamais les députés n'avaient si énergiquement réclamé le vote libre de l'impôt, jamais ils n'avaient été plus unanimes à souhaiter l'institution d'assemblées provinciales. Même en l'absence des États, le tiers proposait un système de remontrances régu-