‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 34 sur 226 · ARRÊT DK LA LOI SALIQUE · texte numérisé non relu

ARRÊT DK LA LOI SALIQUE

Jjrièveté, en se plaignant « de l'affront qu'on lui faisoit de donner tel arrest et de telle conséquence, sans luy en avoir auparavant communiqué ' ».

Sa proniièro ponsco fut de faire rapporter l'arrêt : le •U) juin, il tenta une démarche auprès de quelques membres du F*arlement : ayant échoué, il les menaça d'employer la turce. Pour toute réponse, le Parh'MXMit lui envoya dire, le l'"'" juillet, que les magistrats avaient « protesté tous de mourir avant que Tarrèt fût changé ou rompu ». Ainsi, pour le duc de Mayenne, ce n'était pas seulement un affront, c'était la ruine de ses plus chères espérances. La portée de cet arrêt dépasse infiniment ce qu'en ont dit la plupart des historiens *. Non seulement Philippe 11, l'infante Isabelle, l'archiduc Ernest et les princes de Savoie se trouvaient exclus, mais, sous le nom d'étrangers, le Pai-lement comprenait, comme le faisaient tous les contemporains, les princes de la maison de Lorraine. L'arrêt allait donc jusqu'à déclarer que les seuls candidats sérieux étaient les princes de la maison de Bourbon. Que Henri IV rentrât dans le giron de l'Église, et c'était à lui sful que profitait l'acte du parlement de Paris.

Les conséquences de cette déclaration furent aussitôt entrevues par tous ceux qui avaient le sens des affaires politiques. Pendant que Mayenne était ballotté entre le découragement et l'irritation, les Etats de la Ligue recevaient l'arrêt de la loi salique,dont le texte commençait à se répandre grâce aux soins des conseillers qui l'avaient rendu. La noblesse en prit occasion de se déclarer nettement et d'annoncer qu'elle ne se croyait pas les pouvoirs suffisants pour élire un

i. Mém. de Cliiverny.

2. M. Poirson a fait ressortir tonte son importance, t. I, p. 140.

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