‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 4 sur 226 · II. — Discipline · texte numérisé non relu

II. — Discipline

Son.MAiRE. — Concile de Trente : Esprit gallican des députés, p. o. — Résidence, p. 6. — Pluralité des bénéfices, p. 6. Confidences, p. 6. — Visites triennales des évêques, p. 7. — Réformation des couvents, p. 1. — Instruction religieuse, p. 1. — Prébendes théologales, p. 9.

La réception du concile de Trente, vainement réclamée par le clergé de France aux premiers États

de Blois, tut de nouveau sollicitée en 1588. Toutefois le mouvement qui entraînait les députés eut un tout autre caractère : il était à la fois plus général et plus gallican ; les trois ordres s'unissaient dans leurs vœux ; ils souhaitaient l'admission des décrets du concile, mais tous trois faisaient des réserves. Seuls les prélats étaient unanimes à demander la réception pure et simple, mais les députés inférieurs de l'ordre ecclésiastique étaient décidés à défendre leurs privilèges. Tandis que les magistrats soutenaient les droits de la couronne et que la masse du clergé plaidait la cause des chapitres, les évèques, réunis dans une opinion commune, allaient visiter le légat du Saint-Siège, Morosini, et se mettaient d'accord avec lui pour atteindre le résultat que Sixte-Quint désirait ardemment. Malgré ces efTorts, les prélats se trouvèrent en minorité et les trois ordres exprimèrent des réserves *. L'esprit indépendant et frondeur de la Ligue s'inclinait devant la partie dogmatique de l'oeuvre achevée à Trente, mais il protestait contre certaines décisions. Tout en voulant le concile, il se révoltait en même temps contre son autorité. Dans les trois cahiers, les libertés de l'Eglise gallicane furent revendiquées par les députés, qui cachèrent leur opposition sous l'apparence d'une défense des droits de la couronne et demandèrent un examen attentif des décisions prises à Trente 2 (C. 30; N. 5; T. 15).

La réforme de la discipline ne tenait point à cette épo(|ue le premier rang dans les préoccupations du

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