‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 48 sur 226 · FIN DE LA SESSION · texte numérisé non relu

FIN DE LA SESSION

le lot des notables les plus mauvaises valeurs, et de composer celui du roi avec des taxes d'un recouvrement aisé et destinées à une augmentation de produit certaine.

Avant de recourir à ce plan, qui répugnait à sa loyauté, Henri IV voulut tenter une démarche directe : il envoya, le 28, dans la matinée, deux de ses conseillers, Sancy ^ et d'Incarville ^, pour demander aux notables de revenir sur leur projet de division. Le cardinal de Gondi leur déclara « qu'on ne pouvoit plus y rien changer ■'' ». Cette réponse fit cesser les irrésolutions du roi. Il se rendit à rassemblée, annonça aux députés qu'il acceptait leur projet et déclara la tâche des notables achevée.

Le lendemain 29 janvier, Henri IV congédiait l'assemblée.

Celle-ci laissait en se séparant deux œuvres d'une portée bien inégale. La division des dépenses en deux parts et Vavis au roi sur les réformes utiles à l'État sont les résultats directs du travail assidu des députés pendant près de trois mois. Pour juger équitablement la valeur de l'assemblée de Rouen, il faut suivre dans leur application les diverses propositions qui furent faites, et en première ligne cette grande division des finances dont la pensée appartient en propre aux notables.

Les membres du conseil de raison n'avaient point été élus par les notables. Diverses affaires, et au premier rang la prise d'Amiens, empêchèrent le roi de s'en occuper. Ce fut en mai seulement qu'il institua le conseil « suivant la délibération qui fut prise en

1. Nicolas de Harlay, seigneur de Saucy, né en 1.j46, surintendant des finances avant Sully.

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