‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 47 sur 226 · Sully. Œron. ro>j. Édit. Petitof, t. III, p. i · texte numérisé non relu

Sully. Œron. ro>j. Édit. Petitof, t. III, p. i

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de sa création, parmi les notables et par eux: les parlements pourvoiraient aux autres vacances.

Ce projet donna lieu à de longues discussions : après deux mois de délibération et d'étude, il fut enfin soumis au roi, en même temps que les cahiers de doléances. On était au 26 janvier 1597. Le conseil .du roi fut tout aussitôt saisi de la question : les propositions des notables furent accueillies avec une défaveur générale ; tous les membres conseillèrent de les repousser. Quoiqu'il partageât cet avis, Henri IV remit au lendemain une décision si grave, et fit appeler Sully, qui, contre son usage, avait opiné très brièvement, et semblait avoir dissimulé son véritable sentiment.

L'entretien entre le prince et le ministre nous fait connaître exactement le double courant d'où sortirent les résolutions du roi. Au fond, l'un et l'autre n'hésitaient pas à condamner le conseil de raison ; ils tombaient d'accord que « ce seroit dresser autel contre autel, former un Estât dans l'Estat, establir deux roys et partager l'authorité royale '■ ». Mais Sully faisait remarquer au roi quel déplorable effet produirait la violation de son serment, il lui rappelait l'engagement solennel pris au début de la session, et lui conseillait d'accepter le projet des notables. Ce parti présentait de grands avantages sans aucun inconvénient sérieux : le conseil de raison ne pourrait fonctionner longtemps; des dissentiments intérieurs viendraient certainement mettre obstacle aux résolutions. Le roi avait d'ailleurs entre les mains une ressource infaillible pour entraver son action. Il suffisait de choisir habilement les impots qui devraient constituer le revenu du roi. Sully se faisait fort de mettre dans

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