‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 66 sur 226 · Arrêt du 11 avril · texte numérisé non relu

Arrêt du 11 avril

gnaient déjà de l'état des fleuves; à Blois, les doléances avaient été générales. Depuis l'année 1600, le roi s'appliqua à rendre les rivières navigables. Tout le centre de la France fut l'objet de travaux considérables qui permirent au trafic intérieur de se développer avec une activité qu'il n'avait jamais connue.

Un autre service très important secondait la facilité des communications : les voitures publiques créées sous Charles IX et Henri III n'avaient pas encore reçu une organisation qui pût en assurer le succès. Aux abus d'un monopole contre lequel on avait protesté en 1576 S le roi opposa une surveillance qui fit respecter les tarifs modérés établis par le parlement. Au sortir de l'anarchie qui avait si profondément bouleversé le pays, l'industrie privée pouvait être une aide, mai> elle n'avait pas la force nécessaire pour se soutenir sans l'appui du gouvernement. Telle est la mesure dans laquelle Henri IV fit appel à son initiative. Il encouragea la création des coches et des voitures publiques; enfin, en organisant les relais, il étendit à toutes les routes de France les relations qui unissaient depuis quinze ans Rouen, Orléans et Paris-.

Commerce extérieur. — L'assemblée des notables n'aborda point les graves questions que soulevait le commerce avec l'étranger.

C'est à Henri IV que revient l'honneur de cette étude. Ses déclarations sur les blés sont en avance de deux siècles sur l'ensemble de la législation. Le gouvernement « ne doit pas empescher, disait-il, que chacun fasse son profit de ce qu'il a, par le moyen et bénéfice du commerce ». Un grand intérêt national peut seul autoriser l'État à y mettre obstacle.

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