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2. Édit d^avril 1594. Ane, lois franc., l. XV, p. 88. — Delaniarre, Traité de la police, t. IV, p. 624.

Pour la France, rapplicatioii de ces principes devait naturellement amener la liberté du commerce des grains. En elTet, Henri IV consacra formellement le droit à l'exportation, et ne le suspendit pendant tout le cours de son règne ([ue pendant six ans, de 1595 à 1001, c'est-à-dire à répo([ue où la guerre avec l'Espagne pouvait lui faire craindre la famine.

Au point de vue du commerce en général, le roi pensait cjue « la liberté du tralic que les peuples et sujets du royaume font avec leurs voisins et estrangers étoit un des principaux moyens de les rendre aisez, ricbes et opulents ». Entrant dans cette voie, il envoya ses ambassadeurs auprès de la plupart des puissances pour négocier des traités de commerce. Le 20 mai 1006, un traité conclu avec l'Angleterre nous assurait des facilités toutes nouvelles, établissait entre les nationaux une complète réciprocité, et fixait exactement la mesure des droits protecteurs qui devaient être perçus, « jusqu'au jour où l'état des affaires des deux princes permettroit de les détruire ' >). Deux ans auparavant, le commerce avec l'Espagne, longtemps interrompu par un droit exorbitant que les Espagnols avaient élevé en haine de la France, avait été définitivement rétabli (13 octobre 1004). Les relations commerciales avaient déjà repris toute leur activité avec Genève. Bientôt l'Allemagne vit entrer nos produits sur son territoire, et un traité avec la Ligue hanséatique acheva d'assurer nos débouchés.

La sécurité des mers devait éveiller également l'attention du roi. Les pirates qui infestaient la Méditerranée bloquaient une des villes les plus actives du royaume : Marseille se voyait arrêtée dans son essor

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