‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 8 sur 226 · IV · texte numérisé non relu

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liuslitutiou dune amende arbitraire que les juges proportionneraient à la qualité du coupable (C. 11; N. 24; T. 13).

Les sorciers, enchanteurs et devins « qui ont grande affinité avec les hérétiques », disait le clergé, devaient être punis extraordinairement. Le clergé et le tiers s'entendaient pour demander contre eux la peine capitale; mais ce qui est fort intéressant j)Our Thistoire de nos institutions judiciaires, c'est Taccord établi entre les deux ordres pour le choix de la juridiction qui devait être appelée à statuer. Ils proposent que ces crimes soient attribués aux juges présidiaux, au nombre de sept, et que les sentences ne soient susceptibles d'aucun appel (C. 10; T. 12).

RÉSUMÉ

Malgré l'infériorité incontestable dfs cahiers présentés en 1588. il ne faut pas les laisser absolument dans l'oubli; s'ils ont eu le malheur de ne provoquer aucune réforme, ils ont du moins servi à faire connaître les agitations dont les députés étaient entourés. Derrière ce travail hâté par les événements et troublé par le bruit du dehors, on voit percer toutes les idées que soulevait la Ligue : les matières ecclésiastiques, telles qu'elles ont été traitées en 1588, peuvent être difficilement ramenées à l'unité, mais le caractère particulier de cette assemblée, au point de vue dont nous nous occupous, est sans contredit l'alliance intime des trois ordres.

A Blois, les âmes étaient asservies par une passion commune. Rétablir l'unité religieuse atout prix, avec le roi ou sans lui, par des moyens modérés ou violents, tel était le but vers lequel nobles, clercs et

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