Procès -verbal du tiers, 24 février
2. Richelieu, dans ses instructions à M. de Schomberg, ambassadeur en Allemagne (29 décembre 1616), insiste sur là volonté exprimée à ce sujet par les États Généraux. (Papier^ de Richelieu^ t. I, p. 215.)
3. Voyez d'autres détails plus loin, Affaires ecclésiastiques.
4. Il conseille cependant au clergé de le recevoir. Proc.-verb., p. 206.
vint clore la dernière séance, qui avait été consacrée à envoyer et à recevoir des députations chargées des compliments d'adieu.
Le lendemain 23 février eut lieu la présentatior des cahiers. La salle de Bourbon était préparée comm( pour la séance d'ouverture : la même confusion ] accueillit les membres des États. Les députés furen aussi choqués de ce désordre que de l'insuccès di leurs vœux. La relation la plus fidèle qui ait été fait de cette session consacre plusieurs pages à peindr ce trouble, qui était l'image exacte de la France et d son gouvernement. « Les cardinaux, les évoques, le capitulans, les prieurs, les abbés, la noblesse et tou le tiers état, pressés et poussés sans ordre, respect e considération, au milieu des piques et des hallebardes tant le désordre fut grand, honteux et indigne. Tac y a que les trois ordres attendoient à la porte de 1 salle, pendant que plus de deux mille courtisans muguets et muguettes, et une infinité de toutes sortes avoient pris les meilleures. Aussi, quand tout le mond fut entré, il y eut une telle presse, qu'il ne fut pa quasi possible de faire faire silence à ceux qui avoien à parler *. »
Ce fut la voix de Richelieu qui domina ce tumulte L'évêque de Luçon avait été chargé par le clergé d prononcer le discours d'apparat. Tout le désignait ai choix de son ordre. Dès le début de la session, i s'était fait remarquer par sa vaste intelligence et i avait su mettre les grâces d'un esprit habile au ser vice de sa prodigieuse ambition. Son discours, admi rablement écrit, ne contenait ni cet abus des images ni ces phrases vides et sonores qui étaient les seule ressources des orateurs du temps. Le style éta
i. FI. Hapine, 3e partie, p. 16,