‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 115 sur 208 · États Généraux, XVlll, VM · texte numérisé non relu

États Généraux, XVlll, VM

2. Mém. de Pontchartrain. Coll. Pctitot, II, 25i>. •7. Mémoires de i\lat/iieit Motc, t. I, p. 157.

soit porté au bien, retardé quelquefois par l'intérêt particulier *. »

Richelieu, qui avait en ce temps-là de sérieuses raisons de se montrer mécontent, blâme vivement « la façon de délibérer » imposée aux notables, « car on leur envoyoit de la part du Roy, en toutes les séances, lorsqu'ils s'assembloient, les articles sur lesquels on vouloit avoir leur avis, de sorte qu'ils ne savoient pas le matin ce dont ils dévoient délibérer l'après-disnée, ce qui n'étoit pas fait pour une sage et mûre délibération * ».

La plupart des propositions soumises aux notables traitaient de questions soulevées par les vœux des États de 1614. Le conseil avait adressé à l'assemblée les projets qui devaient rencontrer dans l'application de sérieuses difficultés, espérant que les notables, par un accueil favorable, donneraient au pouvoir la force de surmonter tous les obstacles. Le gouvernement prouvait en même temps aux plus incrédules qu'il se préparait à donner satisfaction aux doléances. Nous allons passer en revue l'ensemble du travail poursuivi par les députés, sans insister sur chacune de leurs résolutions, que nous examinerons de plus près dans les chapitres spéciaux.

Quatre propositions seulement portaient sur les afifaires ecclésiastiques. L'abus des réserves, ses périls et le moyen de les supprimer ; la multiplication des coadjutoreries ainsi que la mesure dans laquelle il était possible de les frapper; le nombre des prieurés et la nécessité de consacrer à l'instruction populaire leurs revenus jusqu'ici dissipés ; enfin les

1. Lettre du 17 décembre 1617 rapportée dans les Mémoires de Mathieu Molé^ t. I, p. 214.

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