CAHIERS ET ORDONNANCES
Sommaire. Nombre des cahiers de bailliage, p. 293. — Travail de fusion, p. 293. — Ghambro du clergé, p. 294. — Règlement spirituel, p. 296. — Chambre de la noblesse, p. 296. — Chambre du tiers, p. 297. — Manifeste de Condé, p. 300. — Traité de Loudun, p. 300. Projet d'ordonnance de 1618, p. 300. — Rédaction de Tordonnance de 1629, p. 301.
La rédaction des cahiers donha lieu au même travail que dans les grandes sessions d'Orléans et de Blois. Chaque assemblée de bailliage avait dressé un cahier de doléances. Les députés du clergé, de la noblesse et du tiers avaient reçu de leurs électeurs des cahiers séparés. Le clergé représentait 96 bailliages ou sénéchaussées. Les nobles étaient choisis par les gentilshopames dé cent bailliages. Enfin le tiers état était élu par 103 bailliages. Les députés arrivaient donc à Paris porteurs de 299 cahiers de doléances.
Il n'est pas inutile d'entrer dans quelques détails sur l'œuvre de fusion à laquelle se livrèrent assidu-
29'h ÉTATS ET NOTABLKS, 1<H4-162()
ment les membres des Etats pendant près de quatre mois.
Dès le 5 novembre, le clergé décida que les députés de chaque gouvernement, réunis en un bureau séparé, fondraient les cahiers de bailliages en un seul. Les après-dîners, de deux heures à quatre, y seraient employées; les séances du matin étaient réservées aux affaires générales *.
Les députés y mirent un zèle d'autant plus grand que rassemblée du clergé avait hâte d'arriver à dresser des articles généraux *. Dès le 8, l'impatience devint telle que Ton résolut d'interrompre toutes les discussions pour se consacrer à l'achèvement des cahiers provinciaux.
Le 13 novembre, le cardinal de Sourdis annonça que la tâche était presque achevée. Comment fallaitil la poursuivre? Les uns voulaient que le cahier général fut compilé par une commission tirée de chaque gouvernement ; les autres préféraient que le travail se fit en assemblée générale. La discussion se prolongea deux jours; le 14 novembre, on décida que les douze cahiers provinciaux seraient lus en séance plénière, sauf à régler la suite du travail.
Le 15 novembre, on commença par lire les cahiers (le rile-de-France et de la Bourgogne; les jours suivants, les lectures continuèrent. Le 20 novembre, les députés firent observer qu'une commission seule pouvait mener à bien une si énorme compilation. D'ailleurs, un autre projet avait été mis en avant : le nombre des matières spirituelles ou tout au moins des questions mixtes soulevées par les cahiers de doléances était tel que les députés du clergé se pro-
i . Procès-verbal du clergé, 5 novembre, p. 89. 2. Voir plus baul \e?. oWoîV?. v\v\ eX^vç^vj, v *^^-»