Mémoires de Richelieu, t. ï, p
Les conférences de Loudun entre les princes et les commissaires du roi aboutirent à Tédit de mai 1616. Dans l'article iO, le roi s'excusait fort de n'avoir pas répondu aux cahiers et ordonnait « qu'il soit cy après travaillé incessamment à la réponse, en sorte qu'elle soit expédiée en trois mois après la publication des présentes ». Pour donner un semblant de satisfisu;tion, on avait eu soin de proclamer que l'édit de Blois réformait l'administration du royaume en conséquence des États de IBli*.
Nous avons vu les promesses du roi en 1617 à Rouen et lors de la séance où il congédia les notables, le 29 janvier 1618 '. La tentative la plus sérieuse en vue de rédiger une ordonnance eut lieu en juillet 1618. « On dressa alors, dit Mathieu Mole, un édit en 243 articles d'après les remontrances des trois États assemblés à Paris en 1614, d'après celles du Parlement (du 22 mai 1615) et d'après les avis des notables assemblés à Rouen en 1017 '\ » Ce projet d*édit fort considérable paraît avoir été signé, mais ne fut pas publié. Sur la plupart des points, il donnait satisfaction aux vœux des députés *.
Nous avons tenu compte de ce document dans Texamen des vœux des États, et plus d'une fois nous avons relevé l'imitation visible du style des députés ^
L'assemblée des notables de 1020 renouvela les plaintes tant de fois répétées sur l'inexécution des édits : aussitôt après, Richelieu ordonna h Michel de