Avant 1561, nous ne trouvons qu'un petit uoisvbt
3i6 ÉTATS Et NOTABLES, 1614-1626
de délibérations étaient l'objet de fréquentes contestations. Le clergé avait intérêt à faire fixer les points douteux. Il profita de sa réunion en 1614 pour discuter un règlement en 20 articles qui fut soumis au roi le 24 janvier 1615 et approuvé parle conseil d'État*. Les dépenses souvent excessives étaient exactement fixées, les droits et les devoirs des députés déterminés. Ce règlement fut désormais suivi par les assemblées du clergé.
C'est ce travail opiniâtre d'un demi-siècle continué avec plus d'ordre et d'efficacité sous Henri IV que nous ne devons pas perdre un seul instant de vue en étudiant les cahiers qui traitèrent de l'état ecclésiastique quatre ans après la mort du roi : ce souvenir nous les fera mieux comprendre, et la comparaison de leur texte avec les doléances qui les avaient précédés nous apportera la démonstration du progrès acronipli |)ar le prince qui eut le rare mérite de réaliser, avec une incomparable grandeur, les projets vaguement conçus par les esprits les plus éminents du xvr siècle ^.
semblées. Depuis le contrat de Poissy, voici les dates que nous relevons: 1567, 1572, 1575, 1579, 1582, 1584, 1585, 1588, 1595, 1598, 1600, 1602, 1605, 1608, 1610, 1612, 1615, 1617, 1619, 1622, 1623, 1625, 1627. Kn 1605, la session avait duré neuf mois; les frais avaient été excessifs : Henri IV s'en était plaint.
1. Procès-verbanx de la chambre du clergé, p. 197 à 210. l/arrêt du conseil d'État homologuant le règlement est du 5 mars 1615.
2. Voir, sur la régénération du catholicisme en France ù celle époque, le chapitre du protestant Uanke : Hislorrede la papauté.