‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 180 sur 208 · Projet d'ordonnance de 4618, art · texte numérisé non relu

Projet d'ordonnance de 4618, art

Ui tun R MTABLES, I6H-I626 ^

peine d« punition corporelle • (T. 87, 95). Afin de subvenir aux dépenses des hApîtaux pt des pauvres, tout bénéficier dont le rennu dépassait 600 livres aurait dûenveraer le quart (T. 8!)), et toutes les aumdnes des évéchés et des abbayes devaient être remise? aux administrateurs lies hospices (T. 88). Enfin, dans les trois hhms; tonte ville devait avoir établi an ordre et rèj^ement sur les pauvres (T. 90}. Le projet de lUSprescrÎTaitanx villes de prendre pourmodël? l'oi^gaoisatioa adoptée h Paris pour la clàlure, l'entretien et la Doorritnre des pauvres (art. 60). En 1629, rordonnance désigna non seulement Paris, mais LycHi', & l'imit^on des villes [art. 4!â).

L'assemldée des notables de 1626 fut saisie d'un J pnqat très complet. Le prortireur général avait é^ I chargé de le soumettre aux notables, mais l'autéff J de la requête avait h la fois un esprit très endoroîl et un cœar très chaud; on y sent le souffle d'un eon- i temporain, peut-êtrb d'un ami de l'humble prëU« que l'on appelait M. Vincent et dont l'apostolat devait bientôt remuer les Ames. Le souci de faire travailler les paresseux et de ne pas consumer les aumônes à leur profit domine tout le mémoire. • Les mendiants valides privent par leur fainéantise le public de leur labeur et ravissent le pain des vrais

i. Eu mars 1614, aTaient paru à Lyon les Ordomumcaïf règlements aiir te fait dei pauvres, o L'Aumône gânérole ■ de Lyon était depuis longtemps fondée, quand, en 1614, le nomlm croissant des mendianls allira l'attention des Recleura. RéoDii au procureur du roi, ils décidérenL que tous les pauvres emnli par la ville seraient enfermés k l'hâpital, astreints à an tnTuI, soumis à un règlement de vie. Les mesures furent prisesavee un sens pratique et un sentiment élevé de la charité qui sont encve de nos jours la marque des œuvres lyonnaises. H est tout naturel qu'en 1629 ce reniement aitété signalé aux autm villes (Plaquette, 32 pafces. Juliieron, 16U. Gr. Bibl. de tytm. P. Coste. 8, 4S0, n" a6^.]

HÔPITAUX 4i5

pauvres invalides », tel est le point de départ de l'auteur, qui demande rétablissement d'un hôpital par bailliage. Autour de ce centre d'activité bienfaisante se grouperont tous ceux qu'anime l'esprit de charité, sans distinction « de conditions ni de sexe, chacun contribuant à une m bonne œuvre, qui par son soin et industrie, qui par ses facultés ». Pour favoriser cette émulation de tous vers le bien, les charges d'administrateurs des hospices deviendraient « Tunique entrée de toutes les charges publiques et honorables, lesquelles ne se brigueroient désormais par autre voye qu'en rendant preuve de sa fidélité et assiduité en la conduite et administration des dits hôpitaux » *. Voilà pour les infirmes et les malades. Les pauvres valides soulevaient bien d'autres difficultés, « tant pour leur nombre que pour leur vie effrénée » ; cependant il ne faut pas les croire « incapables de toute discipline » ; on ne doit pas les abandonner, mais multiplier les efforts pour faire de « tant de personnes inutiles aux autres et à euxmêmes » des personnes utiles à l'État. Il y a bien deux cent mille mendiants valides qui corrompent la France et la ruinent. A les laisser mendier et vagabonder, ils sèmeront autour d'eux la misère et, « prêts à tous changements et nouvelle tés », ils bouleverseront le royaume. L'auteur du projet propose aux notables d'entreprendre avec des mendiants valides le dessèchement des marais, le défrichement des landes, le nettoyage des rues, la construction des routes; il accumule autour d'eux les secours matériels et moraux : une hôtellerie franche dans les villes pour assurer l'hospitalité gratuite aux voya-

1. Nul ne pourrait tenir un office du roi s'il n'avait été pendan;t un an au moins administrateur d'hôpital.

geurs pauvres, dans dtaqpie parasse Itai pr^re des paavres se consacrant à leur r^gânâralion, des procorenrs des panvres s*occapanl de lenrs proote; sUs refusent enfin éô trafaiHer, ils seront wm ea primmK ] L'ordonnance accneiDit la dBsUnciioii entre les n^ Kdes et les infiirmes. L'artide tt «qmjgmt à fMflJ mmidiants éd se retirer en son Beè d'iMigine et pitocrnrit de leor donner dn tranO. Le nanislère de lidieKea yU un déveioppemmit considéÉniiie de la chtrilé ppbliqae. SS toat le prcyet que le CSaidinal ayait recommandé aux notaUes ne fut pas réalise, presque tous les Yœux des Ëlats reçurent sueeeaaiveinattt st> tisfaction.

i. Ce long mémoire pleia d'idées émsas #Én cnar iémfÊàéâ d'une imagination, ardente. An piWBier rang des icaèaèjsiii qao propose Flantenr figiira sa « lesMoe dMcsaaè »^Hlf demande le monopole. Ce projet ne r6vÛe4ril pas ^bireneBl

le nom de Renaudot, qui arait été nommé le 3 février 1618 commissaire général des pauvres et qui poursaivait soos toutes les formes Texécution du projet de burean d'adresse qui devait être réalisé en 1630?

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