‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 179 sur 208 · Pro CES- verbal du clergé, 30 décembre, p · texte numérisé non relu

Pro CES- verbal du clergé, 30 décembre, p

2. ProcËB-verbal du clergé, 21 février 1615, p. 507. Le clergé poursuivit longtemps ses projeta d'impression.

3. Voyez la collection des Pères de l'Église en 10 volumes in-f" publiée en 1621 par la compagnie des libraires connus sous le Dom de la Société de la Urand'Navire.

*. 20 janvier I62a, Ane. lois 1VtLnç.,\-'*-^,'ï.M5.

IMPRIMEHIË ET LIBRAIRIE 411

De toutes ces doléances, il ne faut retenir ni les répressions puériles contre les faiseurs d'almanachs, ni les peines terribles qui frappaient les auteurs de libelles, mais l'établissement régulier d'une cenéure qui devait traverser le xvii® et le xviii° siècle et qui, pendant deux cents ans, constitua à elle seule toute la législation en cette matière.

ProgrètdMidtesdecbaiiUau commcnceincnl du nu' siècle, p. 4t>. — Compte rendu eimucl. p. il3. — Rérorme des abus, p. tu. — NendiuitiiilidM cl invalides, p. 413. — RtgliMneiit des pauma, p. *li. — Pnijtt renvoyé aux notables, p. ili.— Devoir de clurité, p. US. ~-- Travaux publics, p. 415.

De 1614 & 1629, les quesUoiu soulevées par les drputé» au sujet de la mieère BCnt an apparence Xa mêmes qu^au xvi* siècle; si l'on exnminc le fond d«s pensées, toute une transformation est eu voie de s'accomplir. Les sociétés traversent tantôt ries heures d'égoïsme, tantôt des périodes où elles ont le sentiment de leurs maux, où elles cherchent k les adoucir, où elles sont très occupées du malheur de leurs semblables. C'est vers 1620 que cette inspiration de charité se manifeste. En 1614, les députés ne se préoccupent encore que des améliorations matérielles èi apporter au service hospitalier.

Le désordre de l'administration n'avait pu être entièrement corrigé, et chaque ordre en rejetait la responsabilité sur ses rivaux. Le clergé se plaignait des ■ commissaires royaux établis pour la réformation des hôpitaux » qui, sous prétexte de remédier aux abus, passent des baux onéreux et dilapident les revenus; il réclamait l'abolition de l'ordonnance de Blois {art, 65) et la remise aux évéques de l'administration des hôpitaux (C, -11, là). La noblesse, après avoir demanife \ 8?Qo\v\.\«tv da l'ordonnance,

exposait tout un système : pour les fondations non laïques, les communautés en auront la garde, le compte rendu annuel sera fait devant les officiers des lieux, en présence de deux gentilshommes (N. 37); pour les fondations laïques, le seigneur patron et collateur y pourvoira comme il Tentendra; le compte rendu aura lieu devant la justice et le seigneur (N. 38).

Le tiers état se portait le défenseur de l'ordonnance de Blois : il tenait à l'exclusion des ecclésiastiques, des gentilshommes et officiers publics au profit des bourgeois, marchands ou laboureurs, seuls capables de « gouverner les revenus des maladreries » ; il voulait que les habitants des villes pussent élire librement les administrateurs des hôpitaux (T. 83, 84, 85). Le compte rendu annuel devait être fait devant les juges royaux et devant les maires (T. 84). Pour rétablir l'ordre, les titres de propriété des hôpitaux devaient être recherchés (T. 92) *. L'ordonnance de 1629 réalisa ces vœux (art. 41).

Pour accroître les revenus des hôpitaux, le tiers réclamait l'abolition des pensions assignées par le grand aumônier sur les maladreries (T. 86) et le renvoi des hôpitaux, des religieux et des religieuses qui s'y étaient réfugiés pendant les troubles et qui y avaient prolongé induement leur séjour en usurpant la place des malades (T. 94).

Le tiers état s'inquiète du nombre croissant des pauvres ; il les distingue avec grande raison en deux classes : les invalides, qu'il renferme dans les hôpitaux et maladreries, « sans vaguer », et les valides, qu'il contraint « à se retirer au lieu de leur naissance pour s'employer au travail et gagner leur vie, sous

Page 1