‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 22 sur 208 · ORGANISATION MILITAIRE · texte numérisé non relu

ORGANISATION MILITAIRE

blesse pour régler le recrutement, jusqu'alors ahandonné à l'arbitraire des capitaines (C. 144-148; N. 203), la question du payement des troupes était Tobjet des plus vives critiques du second ordre, qui voulait y affecter la totalité du taillon (N. 19ij. 11 insistait surtout pour l'acquittement direct de la solde entre les mains des gens d'armes, sans passer par l'intermédiaire des capitaines (N. 20î2).

Les déplacements de troupes, qui offraient aux gens de guerre le moyen de se livrer sur la route à toutes sortes de déprédations, attiraient l'attention du clergé et de la noblesse, qui réclamaient la présence d'un commissaire chargé de fixer les étapes et d'accompagner les régiments en marche dans toute retendue des bailliages qu'ils traverseraient (G. 150; N. 210). Le tiers proposait deux moyens de réprimer ce brigandage : en premier lieu, « pour obvier, disait-il, aux incursions, pilieries, exactions, et autres mauvais déportements des compagnies de gens de pied, qui causent la ruine et la perte entière de vos pauvres sujets, il soit permis k vos officiers assembler les communautés des villes et plat-pays, de les courir sus et les appréhender, pour leur faire leur procès » (T. 208). U réclamait en outre une défense absolue aux habitants de rien acheter aux gens de guerre (T. 209), et des peines sévères contre les receleurs (T. 210).

Enfin le tiers terminait ce chapitre en s'élevant contre le nombre de « citadelles nouvellement bâties ». Toutes celles qui avaient été construites depuis les États d'Orléans lui semblaient devoir être sacrifiées, « les villes devant être ouvertes pour la commodité des habitants » (T. 213). La noblesse admettait la destruction des fortifications élevées depuis dix ans (N. 163), mais, en revanche, elle se montrait plus sévère pour les bourgs et villages, exigeant quvi Vd

démolition atteignît les murs dont Texistence remontait à 1508 (N. 186). Henri IV et Richelieu devaient plus tard marcher dans cette voie.

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