‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 23 sur 208 · CARACTÈRE DES CAHIERS DE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DES CAHIERS DE

Les vanix émis en 1588 ne présentent ni la force ni retendue des doléances exprimées à Orléans ea 1560 et à Blois en 1576. Toutefois le but des députés était le même. Leurs cahiers embrassaient les ré* formes les plus graves que la France pût souhaiter au point de vue de l'Église et de la justice. Pour le* finances, les États proposaient peu d'innovations» mais ils voulaient arrêter lo mal et réparer les in* croyables désordres du passé ; sur toutes les ma*' tières, leurs doléances, si elles avaient été admises* tussent devenues le signal d'un progrès.

Cependant nous découvrons un caractère particu-^ lier aux États de 1588. Les députés ont une tendance plus évidente vers la recherche de garanties sérieuses-» Le souvenir de tant de remontrances dédaignées, de? si belles ordonnances tombées dans l'oubli, donne et leur langage un ton de mécontentement et de sourde passion qui éclate par moments.

On ne peut nier que les cahiers ne soient trop brefs, que le tiers état ne se soit montré moins ardent qu'aux autres sessions dans l'expression de ses doléances; mais qu'on suive pas il pas les délibérations, et on retrouvera ce feu intérieur qui couvait dans les esprits. Jamais les députés n'avaient si énergiquement réclamé le vote libre de l'impôt, jamais ils n'avaient été plus unanimes à souhaiter l'institution d'assemblées provinciales. Même en l'absence des États, le tiers proposait un système de remontrances régu-^

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