‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 34 sur 208 · Registre du clergé. Doc. inéd., p · texte numérisé non relu

Registre du clergé. Doc. inéd., p

2. Vie de Marillac par le Beau. Ms. de la bibl. Ste-Geneviève, cités dans les Procès-verbaux des États de lo93. (Documents iocdlts, p. 483.) Pendant que ces tiraillements avaient lieu dans le sein des États, du Vair publiait un de ces ardents pamphlets qui agirent si vivement sur l'esprit public. Ou y lisait ce passage, où respirait une éloquente indignation : « Le roi d'Espagne! Si on nous eu«t proposé cela autrefois, lorsque nous avions quelqu'amour de notre pays, et l'affection que nous devons au nom François, le cœur nous eust aussitost bondy; et comme la nature, sans aultre avertissement, abhorre ce qui lui est contraire et mortel, nous eussions, sans en vouloir discourir davtmtage, à ce seul mot d'Espagnol, rejeté une telle proposition, et vomy dessus notre colère. » — Exhortation à la paix adressée à ceux de la Ligue,

3. Guillaume du Vair, né en 1556, conseiller au Parlement, mort en 1621. Voyez plus bas, p. 93, note \.

4. Cette thèse avait été souvent développée par les prédicateurs. Voyez les Prédicateurs de la Liffuey p. 161.

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sions et les intérêts étaient en ce moment d'accor pour étouffer toute opposition. Les plus zélés étaiec sincèrement favorables aux Espagnols. Mayenne, qi ne les aimait pas, voulait les ménager pour qu*i] l'aidassent à combattre les royalistes. Les 'politique craignaient de se brouiller trop tôt avec Tambassa deur. Enfin un groupe considérable de députés enclia à la paix et qui avait suivi avec sympathie la Gonfé rence de Suresnes se sentait ébranlé par les sollicita tions de Mayenne et par l'effet d'une communicatioi qui démentait les promesses de Henri IV. Le lieute nant général avait fait passer sous les yeux des Étati des pièces dont la date avait été habilement altérée et qui étaient destinées à faire croire aux députés qu( le roi encourageait les ministres protestants en leui donnant le plus clair de ses revenus.

La défiance rejetait les déi5utés dans les bras d( Mayenne, dont ils étaient disposés à suivre tous leî mouvements. Peu favorables aux prétentions étran gères, ils étaient prêts, dans leur irrésolution, è écouter le chef de la Ligue, pourvu qu'il voulût hier ne pas porter atteinte à leur autorité. Aussi, vers l( commencement de juin, s'établit-il entre Mayenne e1 les Etats une sorte d'entente, l'assemblée se résignan h ne rien décider directement, mais à agir par voie de requête, et le lieutenant général promettant d( ne rien faire sans elle. Le premier acte sorti de ce accord fut la réponse aux royalistes qui avaien solennellement notifié la promesse d'abjuration d( Henri IV. « Pour la conversion du roi de Navarre disaient les Ëtats, les royaux auront à se pourvoi) par devers Sa Sainteté, à qui appartient de Tabsoudri et de le remettre au sein de l'Église. Quand la con version sera approuvée par le saint-père, les ligueur auront à se consulter pour les sûretés nécessaires;

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