‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 44 sur 208 · EXAMEN DES FINANCES · texte numérisé non relu

EXAMEN DES FINANCES

d'un sol pour livre sur les marchandises, destinée dans leur pensée à produire 7 millions, et ils décidèrent que le payement des gages dus aux officiers de iustice et de finance serait reculé d'une année. Les magistrats et les trésoriers n'hésitèrent pas à faire ce sacriflce en présence d'une situation désespérée. La courageuse énergie des notables se produisit sous une forme qu'il est important de signaler. Les États Généraux avaient rarement agi par voie de décision, même en matière d'impôts. L'assemblée de Rouen promulgua des arrêtés, manifestant ses résolutions et s'occupant de leur exécution immédiate, comme aurait pu le faire le conseil du roi *.

^ Pour ne pas tomber dans l'erreur des précédents États Généraux, elle eut soin de limiter expressément à trois années la durée de l'imposition, et de fixer d'avance à l'expiration de cette période la tenue d'une autre assemblée qui serait chargée de pourvoir aux nécessités du royaume. Le roi accéda aussitôt h ce désir.

Jusque-là la conduite de l'assemblée était à l'abri de tout reproche : à part l'évaluation exagérée du produit du nouvel impôt, les députés marchaient dans la voie la plus sage. Les lettres de convocation que nous avons citées avaient provoqué dans les villes la rédaction de cahiers de doléances : les notables formèrent dans le courant du mois de novembre une commission chargée de rédiger avec ces éléments un avis au roi, embrassant toutes les matières qui avaient fait l'objet de vœux *, Pendant que quelques députés

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