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DIVISION DU BUDGET

laissant au roi quinze millions pour toutes les dépenses politiques, et retenant la même somme pour les dépenses nécessaires, qui échapperaient désormais à l'influence des événements extérieurs. Ainsi on évitait la suppression des gages, le retranchement des quartiers et ces incertitudes perpétuelles qui tenaient en suspens les créanciers de l'État.

Pour que la division entre ces deux portions fût complète, les notables avaient proposé d'instituer, à l'imitation du « Bureau permanent » des pays d'États, une commission, sous le nom de « Conseil de raison • », qui serait chargée de percevoir les impôts jusqu'à concurrence de quinze millions et de les affecter aux besoins dont elle aurait la charge, « sans que le roi, son conseil ni les cours souveraines y eussent aucun pouvoir, ni qu'ils en pussent rien divertir, changer ni mnover * ». Ce conseil aurait été choisi, au moment

1. Le • Conseil de Raison », tel qu'il a été conçu par les iio-

*^We8, tient une grande place dans les Mémoires de Sully.

M. Noël Valois conteste l'exactitude des souvenirs du ministre;

^^ démontre que le conseil de raison n'a pas été élu par les

ïïotables, il va plus loin et soutient quMl n'a pas été réclamé

PW" eux [Annuaire-bulletin de la Soc. de l'Hist, de France, 1885).

^» Valois prouve en effet qu'il n'a pas été élu par les notables,

Di formé en janvier 1597, mais la lettre du roi du 23 mai sur

l^uelie s'appuie M. Valois et qui présente une très grande

importance (voir plus bas, page 122, note 1), en fixant la date

J^ la création du conseil, ne démontre nullement que l'assem-

j^'ée n'ait pas exprimé un vœu en faveur de cette institution.

"est hors de doute que les notables ont voté la division des

'iépenses de l'État dont le maniement devait être séparé. Sur

ce point, tous les témoins sont d'accord. Dans les idées du

^enips,un « maniement séparé « impliquait une administration

spéciale; Sully l'affirme et fournit de longs détails à l'appui

de son affirmation. Pour mettre à néant une telle autorité, il

oe suffît pas d'un doute. Nous avons donc combiné dans notre

récit les divers éléments, sans éliminer l'auteur des Économies

royales, *

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