‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 58 sur 208 · Forbonnais, t. I, p. 28. — Poirson, t. III, p · texte numérisé non relu

Forbonnais, t. I, p. 28. — Poirson, t. III, p

2. Sully, Œconomies royales, chap. lxxxv et xcv. — Poirson, t. II, p. 100.

l\. — VO

avaient donné lieu à tant de désordres devinrent u élément d'économie du jour où un vigilant contrôl sut les proportionner aux recettes. Ces réformes, ei trevues à différentes époques par les États, mai quaient déjà un réel progrès.

Toutefois il ne suffisait pas de s'attaquer aux gen de finance ; les gouverneurs de provinces, imbus de souvenirs et des ambitions de la noblesse, s'étaien imaginé de mettre à profit leur autorité pour impose) aux habitants de nouvelles taxes. Ce retour aux traditions féodales épuisait le peuple et le mettait hors d'état d'acquitter l'impôt royal.

Sully défendit de lever aucun impôt nouveau sans lettres patentes du roi et mit obstacle aux levées commencées. Il reproduisait ainsi la défense édictée en 1439 *. Contre les seigneurs émancipés par la guerre civile il fallait que Henri IV usât des mêmes armes que Charles VII pour reconstituer l'unité royale. Seî efforts rencontrèrent un vif mécontentement : il n*) eut ni assemblée de seigneurs, ni Praguerie, maiJ Sully fut obligé de menacer de son épée le du< d'Epernon, et la fermeté du roi déclarant à son mi nistre qu'il « lui serviroit de second » parvint seule i rendre impossible la résistance de la noblesse.

Tant de mesures utiles devaient augmenter la ri' chesse publique et, avec elle, le produit des impôts tel est en effet l'inévitable résultat des réforme^ financières lorsqu'elles sont bien conduites : elles diminuent les charges du peuple, facilitent la perception, assurent intégralement les rentrées, et, ave< le temps, l'impôt semble allégé tout en rapportant en réalité beaucoup plus. Sully eut l'art de produira; ce merveilleux résultat. Toute l'histoire du règne eD

Page 1