INDUSTRIE ET COMMERCE
Les voies de communication par terre et par eau attirèrent d'abord l'attention du roi : dans le courant de Tannée 1599, toutes les routes étaient confiées à un grand voyer de France. Dès le début de son administration, Sully, chargé le premier de cet office, exigea des trésoriers généraux le tableau exact des ressources destinées à l'entretien des chemins : les péages et les contributions spéciales détournées de leur objet furent de nouveau affectés à d'importantes réparations.
Plusieurs arrêts du conseil vinrent réaliser le vœu si souvent répété des États : « Commandement sera fait à tous les péagers de mettre les chaussées et pavés en bon et suffisant estât, à faute de quoy on ^evra saisir les différents péages. Enjoint aux tréso- '^ers de France de procéder à cette saisie, pour en ï*éparer les ponts et chaussées * ».
L'économie du surintendant permit au roi de con-
^^crer chaque année plus de onze cent mille livres à
^®s utiles travaux et de terminer en quelques années
*^Ut le réseau des routes royales. Exécutant le vœu
^^^ États, Sully les planta d'arbres, et la tradition
Populaire a conservé dans quelques parties de la
^ance le nom de Rosnys aux ormes séculaires qui
^^bragent nos routes. Le nombre des ponts cons-
^Uits ou réparés par Henri IV fut tel, qu'on peut as-
^^rer qu'il n'est pas de fleuve ou de rivière dont il
*^^ait essayé de faire franchir le cours.
La navigation des rivières ne le préoccupait pas ^oins vivement. On sait quelle économie le commerce peut tirer de ce mode de transport. Pendant ^Oute la durée des guerres civiles, il avait été à peu t>rès impraticable. A Orléans, les députés se plai-