‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 7 sur 208 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Malgré l'infériorité incontestable des cahiers présentés en 1588, il ne faut pas les laisser absolument dans l'oubli; s'ils ont eu le malheur de ne provoquer aucune réforme, ils ont du moins servi à faire connaître les agitations dont les députés étaient entourés. Derrière ce travail hâté par les événements et troublé par le bruit du dehors, on voit percer toutes les idées que soulevait la Ligue : les matières ecclésiastiques, telles qu'elles ont été traitées en 1588, peuvent être difficilement ramenées à l'unité, mais le caractère particulier de cette assemblée, au point de vue dont nous nous occupons, est sans contredit l'alliance intime des trois ordres.

A Blois, les âmes étaient asservies par une passion commune. Rétablir l'unité religieuse à tout prix, avec le roi ou sans lui, par des moyens modérés ou violonts, tel était le but vers lequel nobles, clercs et

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