Voir plus haut, pape 40, la note sur les partisans
à la noblesse un vœu excellent : elle insistait pour qu'aucun comptable ne pût être membre de la cbambre des comptes, séparant ainsi le juge du justiciable (N. 308). Enfin, en ce qui concernait le mouvement des fonds, le tiers se préoccupa de régler le système des assignations et d'enq)ècher les transports d'argent en constituant une barmonie entre les recettes et les dépenses locales (T. i83).
La garantie du cautionnement et les règles de comptabilité furent admises par l'ordonnance de 16211 (Ord. 343, 3-47, 305). Mais on n'arriva pas à diminuer les frais excessifs d'une perception qui était devenue ruineuse aussitôt après la retraite de Sully ; rien n'était préparé pour le contrôle. Dès que les ressorts étaient détendus, le désordre reprenait naturellement sa place; les États étaient impuissants à achever aucune réforme, quand un ministre ferme ne se faisait pas l'exécuteur résolu de leurs desseins. Ce que l'assemblée put obtenir de plus eftîcace, ce fut la création d'un pouvoir chargé de réprimer les abus et de punir les coupables.
Nous avons vu, dans le récit historique ', comment l'institution d'une chambre de justice avait été demandée par la noblesse : le conseil en avait solennellement promis l'établissement. Le clergé insista pour que cette chambre comprit trois députés choisis dans le sein des États '. Le tiers, s'associant à ce vœu, sollicita dans son cahier la création de « plusieurs chambres de justice, composées de personnages d'une capacité et d'une intégrité reconnue, pour procéder à la recherche des malversations » (T. 5:27). Ce vœu ne reçut de satisfaction que dix ans plus tard : en