‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 78 sur 134 · Procès-verbal du juge du Marais, 2!) juillet 1GI · texte numérisé non relu

Procès-verbal du juge du Marais, 2!) juillet 1GI

3. Cahier du village de Spoy, 1614; du village de Blaif^ny. 1576, etc. 'V. just., 44, 4o.)

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Tel était dans son ensemble, et sans tenir compte des différences de détails, le travail accompli dans chaque paroisse de France pour rechercher les vœux et découvrir les mandataires les plus capables de les faire prévaloir.

Suivons maintenant ces députés à la ville voisine. Us vont rencontrer au jour fixé par le lieutenant particulier tous les délégués venus des paroisses du ressort. Ils trouvent en même temps les représentants de la ville, le plus souvent le procureur-syndic, le maire, les échcvins et quelques notables. Réunis dans l'auditoire du juge et sous sa présidence, ils lui remettent les cahiers dont ils sont porteurs, entendent les remontrances des gens de la ville laites souvent de vive voix, puis ils choisissent entre eux une commission de six ou huit membres chargés de compiler et de fondre en un seul cahier toutes les doléances locales. Suivant la durée de ce travail, les délégués se séparent pendant plusieurs heures ou s'ajournent à quelques jours. 11 y a des villes où la préparation du cahier se prolonge pendant six jours sous la direction du juge, les prévôts et les délégués apportant successivement les plaintes des villages et le cahier demeurant en quelque sorte ouvert. Enfin l'assemblée se réunit de nouveau, elle entend la lecture du cahier, le modifie et l'arrête, puis elle désigne ceux qui seront chargés de le porter à la grande assemblée de bailliage K

Jusqu'ici nous avons vu les opiTalions préliminaires se poursuivre dans les villages et dans les plus petites villes. Dans les villes importantes, le choix des électeurs et la rédaction du caliiei' étaient soumis à des formes plus compliquées. C'était généralement le corps de ville qui prenait en main la direction de ce travail. Tantôt le maire et les échevins convoquaient directement un certain nombre de bourgeois, tantôt les paroisses elles-mêmes députaient des

1. Voir, comme modèle de ces assemljlccs intermédiaires, supérieures aux assemblées de villase^ et inférieures à celles de bailliages, les procès-verbaux du bailli de Joigny des 3, 4, B, T et 9 août 1614; les procès-veri)aux du licutcuant général de Chaource, 12-lîj septemi^re l.'JKi. et de Gliinon, d 1 juillet 1614. {Pièces jusL, 47, 48, 49.)

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