Voir plus haut, tome II, p. 115 el suiv
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abus. A la joie de celle bonne nouvelle succédaient presque aussitôt les assemblées de village où se faisaient entendre les premières plaintes publiques. Envoyées avec des délégués pour les soutenir, ces timides doléances émises dans chaque i)aroisse se groupaient et se forliliaient à la ville princijiale et formaient un imi)ortant cahier, lorsque l'assemblée gém'Tale du bailliage choisissait le député chargé de les détendre devant les États Généraux et de les présenter au roi. Dans ce travail des bailliages et des provinces, qui toutes à la fois sont admises à émettre leurs plaintes, on voit la pensée des habitants naître et se multiplier, se répéter et grandir en nombre et en force jusqu'au moment où le cahier, compilé dans des réunions de plus en plus nombreuses, devient l'expression vivante des aspirations d'un grand bailliage. Ainsi descendait du roi aux derniers habitants la volonté souveraine, et remontaient ensuite de l'assemblée tenue sur la place du village à l'assemblée des états les doléances nationales '.