RÉDACTION DU CAHIER ET ÉLECTION
Après avoir lu en chaire les lettres du roi et la sentence du bailliage, le curé annonçait le jour, le lieu et Theure où les paroissiens devaient se réunir : c'était d'ordinaire le dimanche suivant, à Fissue de la grand'messe ou des vêpres, devant le porche de l'église ; quelquefois on désignait une place publique, une salle, l'auditoire du juge ou le cloître de l'église, enfin le lieu qui servait ordinairement aux assemblées de la paroisse. Dès que cet avis avait été donné, les documents lus au prône et la convocation qui en était la suite étaient affichés à la principale porte de l'église. 11 arrivait souvent dans les petits villages que, sans attendre la fin de la semaine, les habitants se réunissaient, en sortant de l'église, devant le portail *. Parfois, au contraire, les habitants n'étant pas en nombre, l'assemblée était successivement ajournée *. Alors le juge prescrivait des mesures plus énergiques : les habitants étaient assignés personnellement sous peine d'amende. Les sergents allaient les prévenir « de domicile en domicile ^ ».
accomplies; mais il en était rarement ainsi. Les convocations de villages étaient fort irrégulières, soit par la négligence des lieutenants particuliers, soit par l'inertie des populations. En 1614, à Blois, l'assemblée générale ne fut composée que des représentants des chefs-lieux de chaque justice. (Afem. mss, de M. Dupré, envoyé au comité des travaux historiques, février 1875.)
1. Procès- verbaux du notaire de Perrenay, 29 juin 1614; du notaire de Ghahargnes, 3 juillet 1614. (P. just, 42, 43.)
2. Procès-verbal du juge de Spoy, 3 août, 8 août, 10 août 1614.
3. « ... Avons enjoint à... et à..., sergents en cette châtellenie.