‹ Histoire des États généraux (volume 5)Chapitre 86 sur 124 · CLERGE · texte numérisé non relu

CLERGE

Suivons d'abord les membres du clergé et entrons à leur suite chez l'évèque. Lorsque le chef-lieu du bailliage ne possédait point un siège épiscopal, les ecclésiastiques choisissaient un président et se rendaient dans une église ou dans une salle de quelque couvent. Il arrivait souvent que

4. Procès-verbal de l'assemblée de la ville de Bourges, 16 juillet 1614 (P. just.y 52); de la ville de Troyes, 16 septembre 1576 (P. just., 53).

révêque n'avait pas consenti sans peine à se rendre à rassemblée générale. A ses yeux l'assemblée tenue au palais épiscopal était la seule qui eût une valeur légale ^. La séance commençait par un appel de tous les ecclésiastiques du bailliage : les bénéflciers comparaissaient en personne; non seulement les doyens ruraux, mais tous les curés de paroisses avaient voix délibérative ^. Quant aux chapitres ' et au clergé régulier, ils se faisaient représenter par des délégués, le plus souvent par le doyen, le supérieur, ou quelque dignitaire, qui avaient été choisis peu de jours auparavant dans une réunion préparatoire *. Aussitôt après l'appel, on procédait à l'élection des rédacteurs du cahier. Dès que la commission était constituée, Tévêque priait les membres du clergé de remettre entre ses mains dans un délai assez court tous les vœux qui devaient être compris dans le cahier de doléances, puis l'assemblée choisissait à la pluralité des voix ceux qui devraient porter le cahier aux États Généraux *. Le clergé abandonnait ainsi tout droit de revision sur la rédaction définitive qui était arrêtée par l'évêque assisté des commissaires ®.

Pendant que cette séance avait lieu à l'évêché, les nobles s'étaient retirés dans la maison du bailli et délibéraient sous

1. Voir à ce sujet les efforts de l'archevêque de Tours, en 1614, pour assembler directement le clergé. (P. just., 59.)

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