‹ Histoire des États généraux (volume 5)Chapitre 91 sur 124 · Voir plus haut, tome II, p. 175 et suiv · texte numérisé non relu

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abus. A la joie de celle bonne nouvelle succédaient presque aussitôt les assemblées de village où se faisaient entendre les premières plaintes publiques. Envoyées avec des délégués pour les soutenir, ces timides doléances émises dans chaque paroisse se groupaient et se forti liaient à la ville principale et formaient un important cahier, lorsque l'assemblée générale du bailliage choisissait le député chargé de les défendre devant les États Généraux et de les présenter au roi. Dans ce travail des bailliages et des provinces, qui toutes à la fois sont admises à émettre leurs plaintes, on voit la pensée des habitants naître et se mullipliery se répéter et grandir en nombre et en force jusqu'au moment où le cahier, compilé dans des réunions de plus en plus nombreuses, devient l'expression vivante des aspirations d'un grand bailliage. Ainsi descendait du roi aux derniers habitants la volonté souveraine, et remontaient ensuite de l'assemblée tenue sur la place du village à l'assemblée des états les doléances nationales ^

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