‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 115 sur 202 · RÉFORMES · texte numérisé non relu

RÉFORMES

l'antic (le la lraii(|uillil(' ()iil»liqiie. N'ayant plus à combattre, au lendemain de son avènement, des passions déchaînées, le nouveau roi avait pour première et presque pour unique mission de donner la sécurité aux personnes, la paix à la nation, et de l'aire renaître ainsi la prospérité publique dans un pays qui ne connaissait que les douleurs de la plus extrême misère. Après le soulèvement populaire contre les excès de l'autorité souveraine, venait la réaction de la société contre la licence et l'anarchie. Tel est le caractère vrai du règne de Charles V. Ce prince a été l'expression de son temps et il a eu le courage d'en être le modérateur; la réaction aurait pu être sanglante : grâce à sa fermeté, elle a reçu l'empreinte de la sagesse du roi. L'autorité souveraine a recouvré sa légitime puissance, mais celui qui en était investi a compris la nécessité des réformes, et l'honneur de ce prince est d'avoir senti, en s'inspirant des vœux du passé, quelles étaient au xiv" siècle les conditions d'un gouvernement honnête et d'un Etat bien réalé.

ORDONNANCES

Page 1