‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 157 sur 202 · Dom Vaissete, t. IV, p · texte numérisé non relu

Dom Vaissete, t. IV, p

2. Geoi-se de La Trémoille, graud chambellan de France, avait prête au roi depuis dix ans les sommes les plus considérables. I)cs pièces fort nombreuses, dont nous souhaitons vivement la publication, se trouvent entre les mains du représentant de celte grande maison. Elles attestent avec les plus minutieux détails les prêts (|uotidiens du miuistriê et démontrent quelle eût été la détresse du roi, s'il n'avait pu recourir à la bourse inépuisable de La Trémoille. (Chartrier de Thouars appartenant à M. le duc de La Trémoille.)

3. Reg. de la Cour des aides, Arch. Nat., Z'a 8, f. 113 r». Thomas, loc. cit., p. 35.

». Les États du Languedoc se tinrent à Vienne, en avril 1434, et accordèrent 160 000 moulons d'or. (I^e mouton d'or valait, dans le principe, une livre; mais, depuis 1427, il ne valait plus que 15 sols environ.) A partir de cette époque, nous cesserons de mentionner les réunions des Étals de Languedoc, qui furent

Ar'i'i'ldiis-iiuiis ici un iiioiix'iil , |)imii- iiirMn-rr du rcf^ard le çheiiiiii parcoiii'ii depuis la mort, de Cliaik's VI. On se sonvienl. (|ue le i-èj^ne de ce prinec n'avait été qu'une Ionique suitr di- désordres : liinpi'il avait été levé pendant trente ans, sans que W-s Etais eussent jamais voté les subsides. Quand I in\;isi()n, atteignant le ((l'iir du royaume, eut l'ait fuir de la capitale conquise la famille de ce malheureux prince, et que l'impôt eut été l'emisaux provinces demeurées fidèles, la l'oyauté, au comble du malheur, privée de toutes ressources, se souvint des Ëtats généraux, qu'elle avait redoutés ou dédaignés depuis l'avènement de Charles V. Elle se jeta dans les bras des députés avec l'ardeur du désespoir, leur confiant la fortune de la Fi'ance, en les suppliant humblement de la secourir dans sa détresse. Onzi' assemblées ré- ])()n(liienl en (pichiucs années à ce suprême appel. De la misei'e (|ui a(cal)lait le peuple sortirent comme par enchantement d'éuoi'mes subsides, ofîerts, recueillis et mis eu o'uvre pai' lélan d'un véritable patriotisme : ni les dilapidations d'une cour oisive et méprisable, ni le mauvais succès d'une résistance qui sembla désespérée jusqu'à l'apparition de Jeanne d'Arc, ne purent refroidir leur noble contiance. Charles Vil, qui eut le l)onlieni' di'lre si admirablement secondé, fut aussi bien servi par les États généraux dociles à sa voix (j||e par ses grands capitaines : aux uns comme aux autres la France dut son salut.

Gomment leur sort fut-il si diirérent? Pourquoi cette institution ne recueillit-elle pas une part, quelque petite qu'elle fût, de la juste popularité qui couvrait de leui" vivant Xainlrailles et Dunois? Gom-

presque annuelles et ne so lièrent plus aussi intimement avec les États généraux.

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