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Froissart, édil. Luce, t. IV, p

MARS 1356 a

Cependant une antre puissance dont il .iliait être forcé de reconnaître bientôt l'autorité s'élevait lentement à côté de la sienne.

Les États généraux s'assemblèrent de nouveau à Paris le l" mars 1356 (n. s.) '. Avant même d'entendre le discours du chancelier, rasscmljlé'o put aisément deviner quel était le sentiment des pivivinces. Point de députés venus de la Normandie, ni nobles, ni bourgeois, point de représentants de la Picardie; deux des ]»lus riches provinces du royaume s'abstenant ainsi de ciincourir aux délibérations, et protestant du même coup contre les impôts votés au mois de décembre et contre toute décision nouvelle des Etats : tel était le fait qui devait frapper les députés et l'impression sous laquelle s'ouvrait leur première séance.

Les États généraux obéirent au sentiment du ])ays. Nous ne savons rien de leurs délibérations; nous ne connaissons que l'ordonnance du 12 mars, qui supprime la gabelle et le droit sur les ventes, en les remplaçant par un impôt sur les revenus ^, Il n'y avait pas de temps à perdre : les nouvelles de l'Artois étaient faites pour ouvrir les yeux des moins clairvoyants. Le mécontentement se changeait en sédition ^ : le samedi 5 mars, quatorze bourgeois d'Arras avaient été tués par le menu peuple, indigné des nouveaux

■1. L'année commençait alors à Pâques. Le 2i avril fut le premier jour de l'année 1356.

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