‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 42 sur 202 · Compte de Robert de lliom, loc. cit · texte numérisé non relu

Compte de Robert de lliom, loc. cit

:!. Voir le préambule de Tordonnance du 18 mars 13o8, t. 111, p. i\2., i[ni contredit sur ce point les Grandes Chroniques.

FÉVRIER 13.'i8 7o

liiiiivon.s depuis le IJ mars dans toutes les ordunnances émanées de lui '.

Nous ne savons pas ù quelle époque les députés se séparèrent; les crimes et les désordres qui marquèrent la fin de cette session en font oublier les derniers incidents. Les pensées de réforme politique disparaissent pour faire place aux plus extrêmes violences. Un trésorier du régent est assassiné dans les rues de l'aris; la juste punition du crime irrite la populace, et fournit un prétexte à une émeute fomentée par Marcel (22 février). La f(iule armée massacre un des avocats du roi, Régnant d"Acy, puis, entraînée par son prévôt, elle envahit le Louvre, pénètre chez le dauphin, et, sur l'ordre de Marcel, se précipite sur le maréchal de Champagne, qu'elle tue devant le jeune prince, ainsi que Robert de Clermont ^ Saisi d'effroi, le duc de Normandie est contraint de couvrir sa tète du chaperon rouge et bleu, qui sert de ralliement à l'émeute; on lui arrache le pardon de ces attentats. Les complices se répandent dans Paris, excitent le peuple, et, réunissant quelques-uns des députés des bonnes villes, les somment de ratifier leur crime. Ces malheureux, sous le £oup de la terreur, déclarent s'unir, au nom des pmvinces, aux actes des Parisiens "'.

i. Voir les lettres du IS mars et les notes de Secousse, t. lil, p. 212.

2. Le dauphin, écrivant au comte de Savoie, accuse les auteurs do la rébellion « d'avoir tué et murtriz devant nous, en nostre « chambre au palais à Paris, aucuus bons et loyaulx chevaliers << de notre conseil ». (Voyez, note 2, p. 19.'; « Leur but, continue " le dauphin, csloit d'esmouvoir dès lors noslre peuple contre " nous, ci lors patiemment ne l'eussions tolleré et soulTert par « la vertu de parience que Dieu nous donna lors.... a confessé « ledit Pierre Gilles que lorsqu'ils nuirtrirent nos chevaliers, » comme dit est, ils nous cuidoient murtrir et tuer, se Dieu » plus que autre ne nous eust garanti. »

Page 1