MAI
do succès pour le régent, d'échecs pour les fouleurs do lr()ul>l('s. Lo (Iriupliiu reprit courage, et, les Etnis géncr.uix (levant se i'(Minir;i l'aris le !'''• mai 13o8, il imagina de les soustraire à l'iulluenjjc révolutionnaire des oflieiers municipaux et (k; la plèbe parisienne, en les cctnvfupianl. ])oin' le i mai à Compiègne, « dont ceux do Paris furent moult cf)ui'roucés », disent les Grandes Chroniques, « mais la plus grant partie de toutes les autres villes en avoicnt grand joie ^ ».
Cette assemblée, composée surtout de députés du Nord, détermina une réaction générale : elle accorda un sul»side considérable, en stipulant (pu3 toutes les provinces devraient payer, même celles (pii n'aui-aient pas envoyé de députés, l'ourla première fois, les États généraux accordèrent, à l'imitation de ceux de la langue d'oc, une somme d'argent au roi Jean, pour l'aider à payer les dettes contractées en Angleterre ^. Enfin l'ordonnance du W mai nous apprend (jue les résolutions furent entièrement favorables à la cause du régent. Les députés qui entouraient à Compiègne le duc de Normandie ressentaient une telle irritation contre les meneurs, que l'évèque de Laon, qui avait eu l'audace de demeurer auprès du dauphin comme le chef de son conseil, fut en péril d'être tué par plusieurs nobles hommes, et ne dut son salut qu'à une prompte fuite ; il se dirigea en toute hcàte vers Paris, où Marcel et le roi de Navarre le reeurent en grande pompe.
L'assemblée de Compiègne, si intéressante au point
au prévôt dos marcliands, les députt'S dirent au priuce qu'à de telles demandes il n'y avait pas de réponse à faire; puis, avant de s'ajourner pour retourner en Champagne, le 20 avrils ils donnèrent une aide considérable au régent.