Grandes Chroniques, p
;}. Voir les Grandes Chroni(jues. qui énumèrent les provinces et les villes que la France livrait à Edouard, p. 153 et 154.
82 ÉTATS DU ROI JIlAN
(l'un Ici Irailr, il fallait duniicr au i'('\ircnt les moyens d'en conchiro un meilleur. J^e i^juin, les nobles déclarèrent au dauphin qu'ils le serviraient un mois à leurs dépens, et qu'en outre ils payeraient les impositions qui seraient ordonnées par les bonnes villes *. Les gens d'Église offrirent aussi de les payer, La ville de Paris s'engagea à entretenir « six cents glaives, trois cents archers et mille brigands * ». Les bonnes villes offrirent douze mille hommes, mais ne purent tenir leur promesse, le pays étant absolument ruiné.
Charles profita de cette assemblée pour réhabiliter lui-même (le 28 mai), en présence des députés, les vingt-deux officiers qu'il avait j)roscrits malgré lui, lorsqu'il était entre les mains de Marcel.
Tels furent les derniers Etats généraux convoqués sous le roi Jean.
Il fallait raconter les troubles au milieu desquels tant de réformes avaient été conçues; peindre la scène agitée où, en si peu de temps, une majorité de députés ardents au bien public avait provoqué des mesures qui marquent la persévérance de leurs vœux et l'honnêteté de leurs consciences.
Pour terminer l'élude des premiers Etats généraux qui exercèrent une influence sérieuse sur le gouvernement de notre pays, il nous reste à examiner en détail les trois grandes ordonnances qu'ils inspirèrent, monuments incomparables de notre histoire civile et ])olitique au \iv^ siècle.