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Les manufactttres d'objets étrangers sont
( 77) les esprits tirés de la mélasse , le sucre rafine' , le chocolat, la poudre à canon, le cuivre, et les médicamens. Les manufactures de draps au*»nientent considérablement aux États-Unis. Les mérinos paraissent s'accommoder du climat, et réussissent bien ; le nombre en augmente considérabiement; on estime le nombre des moutons à plus de ao millions, et il s'accroît tous les jvjurs. Les îles Britanniques en ont environ 3o millions ; mais les Etats-Unis peuvent aisément en entretenir vingt fois plus. Le fer et le chanvre sont devenus si abondans , que les Etats-Unis seront bientôt, sous ce rapport, indépendans de la H issie et du reste du monde. La culture du chanvre réussit parfaitement en Kentucky; il en a été produit, en une seule année, au-delà de 120,000 quintaux pesant, valant 700,1*00 dollars , et ayant fabriqué, dans la Uieme année , 4o,ooo quintaux pesant deco'da^'e, évalués 4oo,ooo dollars. Les manufactures de coton augmentent pareillement; et le terme mojen de la consommation des dernières années surpasse 20 millions pesant. Les manufactiu-es de bois consistent en meubles, voitures de toute espèce, vaisseaux, et autres objets de cette nature ; celle de cuirs
' ( 7« ) sont pour la fabrication des bottes, souliers, harnais et selles. Les chandelles, ainsi que le savon, sont fabriqués dans des établissemens particuhers , aussi bien que tout ce qui a rapport au coton, à la laine et au chanvre. Il y a beaucoup de fer dans lesÉtats-Unis ; il s'en consomme environ 5o mille tonneaux de barres par an , dont 4o,ooo sont manufacturés dans le pays, et 10,000 importés de l'étranger. Une grande quantité de doux sont tous les ans exportés : tout ce qui tient à la coutellerie et aux ouvrages d'acier, est importé d'Angleterre. Le cuivre et le zing sont en presque totalité importés. Le plomb à tirer est fabriqué aux Etats-Unis; mais les couleurs provenant de ce métal , le rouge et le blanc , sont toutes importées. Le plaqué est fabriqué en grande quantité à Philadelphie, New-York, Boston, Baltimore et Charlestown. Les manufactures de poudre à canon suffisent pour la consommation ; il en est de même de la faïence , des vitres , des bouteilles et des carafes. Environ un million de mesures de sel est fabriqué annuellement ; et on en importe trois fois plus que cette quantité.
Le salpêtre se fabrique en grande quantité
( 79) en Viri^inie , Kentncki , i\?assachusset , Est et Ouest Tennessee. Le sucre d'ér.il le se fait en Oliio, Kentucki, Vermont et Est Tennessee, jusqu'à environ lo millions pesant , tous les ans. On distille annuellement à peu près aS millions le gal'ons { f\ pintes) de liqueurs spiritueuses, qui sont toutes coi. sommées dans le pays. Quatre cents moulins à eau ou à chevaux font aller des dévidoirs de coton. Le^ nombre des moulins à foulon et de 'iooo. Il se fabrique ei.viron 4iO^O)t)00 d'aunes de drap . et, avrc les toiles de coton, de lin , etc., celte fabrication s'élève à plus de looo millions d'aunes. Il y a ^oo moulins à poudre , 600 fourneaiix , forg;^s et fonderies, et environ 200 moulins à papier.
Dans l'état de Vermont, les principales manu£.ctuies sont c lies de fer, plom , terre de pipe , maib e , distilleries , sucre d'érable , et ouvr ges de bois fabriqués. Dans celui de Massachuss t , l'industrie est appliquée au coton , à la laine, aux doux ( par une o a bine capable (fen faire par jour 200,0 o ), aux papeteries , cartes , souliers , dentelles , tabac , liuile, chocolat, poudre, ou\rages en fer, moulins à planches et à solives , moulins à
grains de toute espèce, foulons c\e draps, distilleries et verroteries. Dans Rhode-Island , mêmes fabrications, et de plus, les li([ueurs , le rhum , etc. , etc. Au Connecticut , il y a des manufactures de soie , de laine , de boutons , et surtout d'armes. C'est à New-York que se fabriquent les voitures de toute espèce. Les tanneries , et tout ce qui concerne l'emploU ' du cuir et des peaux, se trouve en New-Jersey. Il y a de belles usines sur la rivière Lehigb, en PeiiSylvanie. En général, les fonderies, fouineaux et ouvrages de fer , sont dans cet état ; il y existe aussi des manufactures de tapis. Toutes les manufactures ordinaires sont réparties dans les divers états ; mais c'est en Oliio; principalement, que l'on construit les vaisseaux. Les Américains sont parvenus sur ce point aune perfection qui n'existe chez aucune autro nation. On trouve , dans la Caroline du nord , le pin qui produit le goudron, la poix et la térébenthine. Il y a aussi une mine; d'or, qui fournit l'or pur à la niunnaie des Etats-Unis. On trouve aussi, dans la Caroline du sud, de l'or, de l'argent; du plomb , du cuivre et du fer. Enfin, dans la Géorgie, il y a des manufactures de soie et des fabriques d'indigo; et dans la Louisiane, d'au-
( Si ) très de coton , d'ouvrages en bois , de cordages , de plomb à tirer, et de poudre pour les cheveux.
La ville la mieux située pour les manufactures est celle de Patterson, dans letat de New-Jersey. La chute de la rivière Passaie donne toutes les facilités du monde pour y placer des usines. En 1791 , une compagnie de manufacturiers fut établie, par la législature de New-Jersey, avec de grands privilèges. On ouvrit à ce sujet une souscription pour encourager ces manufacturiers , sous la protection du secrétaire d'état; elle produisit 5oo mille dollars ; et on construisit des usines à la chute de la Passaie. Les manufactures de Patterson ont prospéré pendant la dernière guerre , et procurèrent d'immenses bénéfices. Depuis la paix, elles ont , il est vrai , périclité ,• néanmoins la localité est tellement avantageuse qu'il ne peut manquer de s'y trouver des établissemens qui fournissent aux besoins et aux goûts des habitans, et qui contribuent à la prospéiité des Etats Unis. — Les cannes à sucre réussissent bien, et augmentent journellement en Louisiane et en Géore;ie.
Il n'existe pas un endroit dans le monde, où