‹ Histoire des États-Unis de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 10 sur 147 · Strachey · texte numérisé non relu

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L'AMÉRIQUE DU NORD AVANT L'ARRIVÉE DES EUROPÉENS. 49 à combattre ks construionseil ou y à demi civis, même au | domina au > et défendit e les Franitaient point maisons de

cents ou mille ans et les rivages du golfe il y a sept ou huit cents ans. Pas une des fouilles exécutées sous ces mounds n’a donné un ossement quelconque des gigantesques pachydermes ou édentés si fréquents dans les époques reculées. Ces animaux n'existaient donc plus lors de la venue des Moundbuilders.

Les Cliffdwellers; pueblos.

à La solution que ne peut donner l'étude des antiquités de la is, des hari- s}

: vallée du Mississipi est peut-être plus aisée à trouver dans les # monuments du sud-ouest des États-Unis comparés à ceux du : Mexique et du Yucatan. Au moins de ce côté, si l'on ne peut x espérer la certitude, on rencontre des vraisemblances qui évitent de ne poser que des points d'interrogation.

Ainsi qu'il a été dit au chapitre précédent, le sud-ouest des Etis-[nis est aujourd'hui un désert. L'Arizona, le Nouveau-

s de Floride fines. Enfin lders; leurs du xvi° siècle

restes d'une mu, le Nevada, l'Utah, une partie de la Californie à l'ouest,

rs constam- el du Goiorado à l’est, ne sont qu'une succession de terres nues, aux-Rouges, désolée > Sur celle immense étendue pas de végétation forestière, Fun peau bisttée, pas d'animaux. Quelques Indiens nomades, les plus sauvages, les

res épaisses, plus barbares de l'Amérique du Nord. Il n'en était pas ainsi jadis. en 6, les extré- A une époque reculée, ces régions ont été habrieer par des po- {ii varié depuis pulations nombreuses, actives, intelligentes. Ainsi l'attestent les } |

ruines de villes, de fortifications, de citernes, les hiéroglvphes, les ligures peintes ou sculptées, dont ces contrées sont couvertes.

La ville de Santa F6 a été fondée en 1581 et le Nouveau-Mexique conquis définitivement en 1598 par don Juan de Onate. Les Espagnols, en entrant dans ce paÿs® virent des groupes de constructions en ruines qu'ils appelèrent des pueblos (bourgs ou villages). Ils en rencontrèrent surtout dans les vallées du San Juan, du Rio Grande del Norte, du Colorado Chiquito et de leurs affluents. Cabeca de Vaca, à côté de pueblos en ruines, en vit d'autres

intellectuel,

lupart sont générations is anciennes par la pourinions sont des mounds être abanencore habités, Ces pueblos étaient des demeures en pierres ou en briques (adobes) à plusieurs étages en retraite les uns sur les autres, communiquant au moyen d'échelles, les étages supé-

ice l'époque hort dit que y à quinze

rieurs servant d'habitation, le rez-de-chaussée de magasin, de dépôt y de vivres, de cave, Les échelles retirées, les habitants se trou- ê

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vaient dans une sécurité relative. De telles demeures pouvaient contenir jusqu'à des centaines de familles. Certaines étaient construites en pierres taillées, appareillées avec soin, reliées par de l'argile délayée, mèlée de cendre et de charbon.

On a trouvé des ruines de pueblos dans les plaines, mais plus souvent sur des plateaux escarpés, ou sur le flanc de rochers à pics, percés de toutes parts d'habitations humaines comparables

aux alvéoles d'une ruche. Comme on ne sait rien de plus sur les

hommes qui habitaient ces demeures que sur ceux qui ont construit les mounds, les savants d'Amérique ont fabriqué, pour les désigner, un terme indicatif du seul fait constaté à leur égard; on les appelle Cliffdwellers, habitants des rochers. ae 5 Sur le Rio Mancos, affluent du San Juan (vallée du Rio Colorado), des réduits en maçonnerie ont été construits dans des anfractuosités de rochers à pie, à quarante pieds de hauteur au-dessus du niveau de la rivière; d'autres à deux cents pieds, les murs affleurant le précipice, d'autres encore à sept ou huit cents pieds, si bien cachés qu'on peut à peine les distinguer des rochers qui les abritent. Celles de ces constructions que l’on a pu visifgr ont toutes pour trait commun le grand nombre et la pelitesse des chambres. Les Cliffdwellers avaient su capter des sources dans la falaise mème, avec des réservoirs artiliciels, Ces maisons étaient probablement des points de refuge pour les cas où un danger menaçail dans la vallée, car on n'y a point trouvé d'ossements ou Ve débris attestant une longue habitation, D'autres ruines ont été aperçues sur le Mac Elmo (mème région), presque toujours à sec. M. Holmes qui les a visitées dit : « Supposer qu'une population agricole a existé dans une telle localité avec le climat actuel est manifestement absurde. Cependant chaque rocher isolé,

À chaque morceau de plateau dans un cercle de milles, est semé de V4 . ‘ , , .

/ ruines d'habitations humaines. I faut done admettre que des chan-

gements climatériques importants se sont produits en ce pays depuis les temps où il était peuplé. » Les ruines d'Astee Spring couvrent près de cinq hectares, La Casa Grande, près du Rio Gila (Arizona), est un centre de ruines importantes dans un cercle très étendu. D'autres en tout semblables existent au Mexique dans le Chihuahua. Le major Powell, explorant le cours du grand Colo-

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rado, à travers les gorges profondes appelées eañons, a vu des cliff-houses au milieu de rochers d'une hauteur de quinze cents mètres.

mais plus Une légende du xvi° siècle raconte que sept évèques s'étaient embarqués jadis du Portugal et avaient fondé en Amérique sept cités, Cabeca de Vaca ! disant avoir rencontré (1536) dans la vallée

e rochers à

omparables dau s nee … du Rio Grande de populeuses tribus demi-civilisées, on supposa

que c'élaient les sept villes des évèques. Le frère Marcos de Niza * È les visila en 1539 et Coronado * en 1540, Ces derniers voyageurs leur donnérent le nom de cités de Cibola. Coronado décrit les grandes maisons de pierre avec des échelles pour escaliers, Peut-

lus sur les et ui ont con-

16, pour les r égard; on ul

: ètre avait-il sous les veux les pueblos des Zunis ou ceux des Mo- » Colorado), Ù

quis (Arizona). Le frère Marcos dit que ces maisons étaient plus des anfrac-

grandes même que celles de Mexico. Or le pueblo actuel de Zuni abrite quinze cents Indiens. D'après Coronado, le pueblo du Rio Pecos (vallée du Rio Grande) était déjà en ruine en 1540. Sous la

r au-dessus s, les murs

cents pieds, ver Dr Mens : ts Ge direction des Franciscains, il fut relevé; on construisit une église

el un couvent, et, en 1680, la population dépassait deux mille habitants. Le pueblo Bonito sur le Rio Chaco, visité par Simpson,

rochers qui | visilgr ont

blitesse des | : et puis par le D' Jackson, contenait six cent quarante chambres.

M. Morgan à vu sur le Las Animas (affluent du San Juan) un pueblo de quatre cents chambres.

rces dans la sons étaient

un danger eut | ; sd ’artout les débris de poterie abondent, mème là où ne reste

plus trace d'habitation, La nature de la poterie a sans doute permis une durée plus longue que celle des adobes (briques) tombés en poussière, M. Bandelier, décrivant les ruines du Rio

ssements ou ines ont élé toujours à

l'une popu- “ pol Pecos (1881), dit : « C'est par charretées que nous voyons à nos

pieds les fragments de poterie peinte, » La céramique des Cliftdwellers est comparable à celle des Moundbuilders, le plus souvent mème elle lui est supérieure, La matière est une argile

* le climat ocher isolé,

ist semé de e des chan-

à D'E 'S n ce pay 1, Alvar Nuñez Cabeca de Vaca, un des quatre survivants de l'expédition malheureuse de Pantilo de Narvaez (1527) en Floride, à conservé le récit du Voyage aventureux qu'il tit, avec ses trois compagnons, à travers le continent, en nent années, du golfe du Mexique au Pacifique. Ces aventures sont relatées en ospiunol dans Barecia, en italien dans Ramusio, en anglais dans Hakluyt, en francais dans Ternaux-Gompans, , | que dans le 2. Relation of the Friar Marcos de Niza, dans Hakluvt,

rand Colo- % a Relation du voyage de Cibola, entrepris en 1550, par Francisco de

<lans Ternaux-Compans,

tee Spring lu Rio Gila

cercle très

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Coronado,

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fine, mélangée de sable, pétrie et découpée en lanières minces superposées, puis passée au feu. Les vases sont enduits d’un

vernis que la vitrification transformait en un émail brillant. Ils

sont ornés de gravures rappelant le genre étrusque. Les Indiens Moquis ou Zunis fabriquent aussi de la poterie, mais n'atteignent

as la régularité des formes ni la grâce artistique de l’ornemen- 8 8

tation qu'offre la céramique des populations anciennes. Au milieu de ces débris de poterie, peu d'objets ont été décou-

verts, révélant le genre de vie ou les goûts des habitants, point

de pipes, des pointes de flèches en silex, des pierres à broyer le

grain, des amulettes en turquoise, des grains de pierres diverses pour colliers, pas de métal. Les Indiens, Utes, Apaches et Navajos, ont dù prendre tout ce qui était à la surface et l’on n'a encore pratiqué que très peu de fouilles. À signaler encore des peintures et des sculptures d’un dessin extrèmement naïf sur les rochers et

les blocs erratiques de la vallée du Rio Gila, dans les cañons, sur Ÿ les bords du Rio Mancos et du San Juan. Mais comme l’une de ä

ces gravures représente un cheval, la date postérieure à l'arrivée

des Espagnols se trouve immédiatement indiquée.

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