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ke que | A la fin du seizième siècle, l'Amérique du Nord DD bière n'est encore qu’espagnole. \ Rien 4 Ai Lorsque White arriva en Angleterre, tout le pays était dans un MR sur | émoi extraordinaire. L'Espagne envoyait dans les mers du Nord ‘ Augt une flotte qui devait anéantir les forces navales de la Grande- Mexi. Bretagne. Philippe IT avait juré de détruire ce foyer d'hérésies par d pestilentielles. L'invincible Armada ällait venger Rome de l’inso- les il lence des Tudors. Grenville, Ralcigh, Lane, avec Frobisher, iles d Hawkins et Drake, tous les marins, tous les aventuriers, tous les la Nc navigateurs étaient appelés à se ‘over pour la défense de leur fonde patrie menacée par le despote du Midi. Raleigh cependant, malgré de la les angoisses de l'heure présente, p'oublia pas sa colonie, et, tout en durée se préparant à prendre rang parmi les combattants contre l'Armada, à puis | trouva le temps de dépècher W hite avec deux navires en Virginie. A du co Mais cet agent infidèle n'eut garde de laisser échapper l’occasion de Bi où le: ramasser quelque bon butin. Il attaqua des Espagnols, se fit battre Il ave et ses deux bâtiments durent reritrer en Angleterre. Ce fut la ruine BR terre de la malheureuse colonie de Roanoke. Il ne fut plus possible de Rs contr songer à elle qu'après la destruction de l'invincible Armada. Même è qui le alors, Walter Raleigh, épuisé par de si constants efforts, entière- ‘ de Ra ment ruiné, ne put rien tenter par lui-même et dut céder ses droits Ÿ donc à une compagnie de marchands et d'aventuriers, dont faisait partie BR elle a le célèbre chroniqueur Hakluyt. Le transfert demanda du temps. À france
La Compagnie dut s'installer avant de songer à une expédition et ce n'est qu'en 1590 que White put enfin partir à la recherche de sa colonie et de sa fille. Il ne retrouva plus ni l'une, ni l'autre. L'ile de Roanoke était déserte. Sur l'écorce d'un arbre on trouva inscrit le mot Croatan, qui semblait indiquer que la colonie, pour une raison quelconque, s'était transportée dans cette direction, d'ailleurs inconnue. Aucune tentative ne fut faite pour opérer des recherches et White revint en Angleterre. Raleigh envoya cependant à cinq reprises différentes des marins chercher les traces de ses Viryiniens; on ne trouva rien, Quelques historiens ont prétendu que les colons, se voyant abandonnés, avaient accepté d'aller vivre au milieu des Indiens Hatteras, avec lesquels ils s'amalgamèrent, ct
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que plus tard les traits physiques des hommes de cette tribu semblèrent confirmer ce mélange de sang anglais et de sang indien. Rien de sérieux ne justitie cette conjecture.
Ainsi, à la fin du xvi° siècle, les Espagnols seuls avaient pris pied sur le territoire des États-Unis. En 1564 ils avaient fondé Saint- Augustine dans la Floride et en 1581 Santa Fé dans le Nouveau- Mexique. La conquête de cette dernière région fut achevée (1598) par don Juan de Oñate. Les Français, après avoir exploré toutes les iles du golfe du Saint-Laurent et ce fleuve lui-même avec les iles de Bacchus ou d'Orléans ep,de Mont Réal, avaient abandonné la Nouvelle-France. L'amira] Coligny avait tenté vainement de fonder un établissement de nuguenots sur les rivages luxuriants de la Floride. Les Anglais avaient poursuivi pendant toute la durée du siècle le rêve du passsge vers l'Inde par le Xord-Ouest ; puis Walter Raleigh avait fait don à la reine Elisabeth de la partie du continent située entre les régions glacées du Labrador et celles où les Espagnols maudits avaient implanté déjà leur domination. Il avait sacrifié toute sa fortune à la création d’une colonie sur la terre virginienne. Mais la lutte pour la vie, en Europe même, contre l'Espagne, et la coupable indifférence d’un marin chez qui le pirate l’emportait sur le père, furent cause que la colonie de Raleigh péril dans son germe. L'Amérique du Nord n'était donc encore qu'espagnole. Pendant le premier quart du xvu siècle elle allait devenir en outre, et presque en mème temps, anglaise, francaise et hollandaise.
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