‹ Histoire des États-Unis (volume 3)Chapitre 20 sur 107 · V» LEÇON. — LA CONFÉDÉRATION, 1781-1783. HJ · texte numérisé non relu

V» LEÇON. — LA CONFÉDÉRATION, 1781-1783. HJ

l'abîme ; nous comprendrons doreJLgudESaUSJISiL ajAtiihlir et de percevoir l'impôt estnécessaire à un gouvernement. C'est là une étude intéressante, car, en règle générale, on aime peu à payer l'impôt, rtjl est,.. bon de savoir que cet impôt jjuenousjespnftJSBU&jnX- "de notre sécurité et de notre liberté. Je ne dis pas qu'a- ~^ès~cela nous en arriverons à adorer le percepteur, mais nous apprendrons à le respecter comme un agent

sinon très-aimable, au moins très-nécessaire.

Une fois la confédération établie , il fallut pourvoir

au déficit. Pour cela, le congrès demandajiuxjltats

huit millions de dollars ou quarante millions de francs.

La demandeétaiUtorcée^j^isob^^ "àT^èij^iîbie. C'était aux États, vous le savez,

-d^^^^tabKTjSSJfflPûte- Li conSrès votait kiépen se, c'était ensuite chacun des treize Etats qui 'devait fournir les ressources. Or aucun État ne se préside exécuter; les huit millions de dollars n'étaient ""pas payés au milieu de l'année 1783; on n'avait encore "^uquednq cent mille dollars. C'était ce déficit qui ""avait paralysé les opérations de l'armée pendant l'année 1781. Le congrès ne pouvait se faire illusion sur sa faiblesse, il eut recours à Washington. Ce fut lui qu'on pria d'écrire aux États particuliers pour obtenir de l'argent et des soldats. Washington écrivit donc une prem.ère circulaire le 22 janvier 1782. Cette lettre, adressée au gouverneur de chaque État pour être soumise aux assemblées, disait cette grande vérité que malheureusement on ne voulait pas entendre : Que la bonne économie, l'intérêt du pays en même temps que

celui des soldats, exigeaient qu'on versât les fonds nécessaires et qu'on poussât la guerre activement ; car traîner la guerre en longueur, c'était ruiner l'Amérique; ne pas payer les soldats, c'était les forcer d'avoir recours à des réquisitions, les obliger quelquefois mémo à des violences, ce qui démoralisait l'armée et équivalait à une confiscation dans les pays qui souffraient de la guerre.

A cette première lettre, Washington en joignit une seconde pour demander aux États de fournir un contingent militaire1. L'armée était dans un abandon sans égal, il faut voir les chiffres pour comprendre à quel degré de misère on était tombé. Dans l'armée du Nord il n'y avait pas tout à fait dix mille hommes ; c'était la moitié des forces américaines.

Washington insistait pour qu'on lui envoyât des soldats, et rappelait que si le patriotisme avait fait de grandes choses au commencement de la révolution , il était plus que jamais nécessaire de rallumer cette flamme généreuse, et de réveiller cet invincible esprit de liberté qui depuis quelque temps semblait sommeiller.

On savait que le ministère anglais allait changer, que les Anglais désiraient la paix ; mais ils ne la désiraient pas tellement qu'ils ne fussent prêts à profiter de la faiblesse de l'Amérique. Donner de l'argent et des soldats, c'était la plus sage des politiques, car c'était terminer la guerre.

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