‹ Histoire des États-UnisChapitre 103 sur 119 · I. Runaway, fogilif · texte numérisé non relu

I. Runaway, fogilif

r£fl£xioi9s sur l'esclavage. 377

cruelle que le droit romain, la loi de la Caroline n'accorde pas de pécule à resclatVe. Il lui est défendu de planter pour lui du blé, des pois, du liz, ou de posséder des porcs, du bétail ou des chevaux; c'est lui donner l'idée de la propriété, et le pousser au vol, deux dangers dont le second n'est pas le plus grand.

Plus dur encore, un acte de 1740, destiné, est-il dit, à maintenir les esclaves dans une juste obéissance et à empêcher les maîtres d'exercer une grande rigueur, déclarait que les esclaves et leurs descendants seraient en servitude à toujours ^ En d'autres termes, non-seulement on ôtait tout espoir au nègre, mais on privait le maître du droit d'affranchir même les enfants qu'il aurait eus d'une esclave, et cette disposition fut, plus tard, adoptée par la loi de Géorgie*. Aujourd'hui encore il y faut l'autorisation publique. En outre, et comme, suivant la loi même de l'esclavage, le croît de ce bétail humain appartient au propriétaire de la mère, on en arrive à ce résultat que peu à peu, et par l'union des blancs et des mulâtresses, on a des esclaves dont le sang n'est guère moins pur que celui de leurs maîtres. Quel plus triste spectacle que la vente publique de femmes , aussi blanches que les créoles , esclaves cependant, et servant à la débauche du maître, dans un pays qui se dit chrétien et civilisé !

Page 1