‹ Histoire des États-UnisChapitre 31 sur 119 · Bancroft, I · texte numérisé non relu

Bancroft, I

exilés qui rapportaient de Francfort, de Strasbourg, de Bâle , de Genève le respect de Taustérité calviniste , se prononcèrent avec ardeur contre l'idolâtrie de TÉglise anglicane, qu'ils comparaient à la moderne Babylone, c'est-à-dire à l*Église catholique.

Elisabeth n'accueillit point ces idées ; comme Henri YIII, .elle en voulait à la puissance du pape plus encore qu'aux doctrines. Tout en s'éloignant des catholiques par raison d'État, elle aimait leur obéissance et leur docilité; elle avait du goût pour Tancienne discipline et songeait moins à adopter des formes simples et sévères qu'à rivaliser de pompe et de splendeur avec l'Église romaine.

Le premier acte que rendit le parlement, sous le règne d'Elisabeth, déclara la suprématie de la couronne dans les afiaires de religion^ et établit runiformi&ide liturgie ^ Ce fut alors que s'enflamma une discussion qui n'est point encore éteinte. Les cérémonies qu'on avait conservées de l'ancien culte n'avaient point, aux yeux même de leurs défenseurs, un caractère sacré; la foi n'était point intéressée à leur maintien; mais lera^ pect qui les protégecût depuis tant de siècles 9 Tefibt qu'elles produisaient sur l'imagination et sur les sens, les rendaient , disait-on, éminemment propres à fixer l'attention, à émouvoir le cœur, à exciter des sentiments pieux. Les garder était sage, car on n'ttvait rien de mieux pour les remplacer'.

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