‹ Histoire des États-UnisChapitre 52 sur 119 · NEW-HAMPSHIRE, MAINS · texte numérisé non relu

NEW-HAMPSHIRE, MAINS

ment en' llBiÏB qu'on modifia légèrement cet acte qui, dès ifeèâ, avait accordé au Connecticut tous les privilèges de la souveraineté, tous les droite d'une république , et encore a-t-on douté si la démocratie n'atait pas perdu à ce remaniement.

^ 6. NEW-HÂMPSHIRE, HAINE.

Pour cortipléter l'histoire de la colonisation de la Nouvelle- Angleterre, il nous reste à parler des deux provinces de New-Hampshire et de Maine; c'est un récit de peu d'intérêt, mais indispensable pour achever nos études en ce point.

Ces deux établissements se sont formés sous une double influence , et en quelque façon par un double courant d'émigration. D'une part il y a eu concession faite par le roi à de grands propriétaires, qui entreprenaient à leurs frais la colonisation, en tirant d'Angleterre des gens que l'intérêt et non la religion poussait au delà des mers, et qui pour la plupart appartenaient à l'Église établie. D'autre part, il y a eu des essaims d'émigrants qui sont sortis du Massachusetts pour occuper librement ces territoires déserts, et y fonder des communautés indépendantes, communautés qui, plus tard, en se réunissant, se sont rattachées à la grande colonie puritaine, dentelles propageaient les croyances, les lois et les mœurs.

Cette seconde émigration, plus considérable que la première, a donné à ces provinces leur véritable carac-

tère, et a décidé de leur destinée; elles ont toujours été des appendices, des satellites de Boston, des menibres de la Nouvelle-Angleterre.

Voici en peu de mots l'histoire des concessions du New-Hampshire et du Maine :

En parlant de la première plantation du Massachusetts, nous avons dit quele grand conseil de Plymouth, laprès quelques essais infructueux de colonisation, avait fait argent de sa patente , en vendant des territoires. Parmi ceux qui se présentèrent pour entreprendre ces expéditions chanceuses, deux des plus persévérants furent le capitaine Mason et sir Ferdinando Gorges, tous deux membres du grand conseil de Plymouth. Réunis avec d'autres associés , sous le titre de compagnie de Laconia (c'était le nom qu'on avait donné au nouveau territoire), ils essayèrent, dès 1622, d'un premier établissement; les villes de Dover, Bristol, Portsmouth, furent ainsi fondées par des émigrants appartenant à l'Église établie, et à ce titre mal vues des puritains du voisinage.

En 1635, le grand conseil partagea la province de Laconia entre Gorges et Mason. On attribua au premier la partie située à l'est de la rivière Piscataqua, et qui, dans la langue du pays, s'appelait Sagadahoc ; c'est ce qu'on a nommé plus tard le Maine, en l'honneur de la reine Henriette*, fille de Henri lY, femme de Charles 1". L'ouest du -pays fut accordé à Mason, qui l'appela

1. La reine avait sans doute quelque droit ou quelque titre féodal dans la province française du Maine, mais Je n'ai trouvé aucune indi* cation à ce sujet*

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