XVIII PRÉFACE
Cinq ans après cette conversation, où TEmpereur avait plus d'une raison de croire que la France partageait les passions de son chef, la France en était revenue aux idées de Mathieu Dumas. C'est avec furie qu'elle applaudissait au& théories constitutionnelles, c'est avec transport qu'elle saluait dans la Charte les grands principes de 4789; cette passion a duré plus de trente ans, et durerait encore si l'anarchie n'eût pris le masque et le nom de la Lib^té pour la déshonorer.
Soldat de la guerre d'Amérique, courageux défenseur de la vraie liberté à l'Assemblée législative, proscrit de fructidor, iTàthieù Dumas était un de ces cœurs honnêtes et fermes qui ont l'horteur du désordre, et qui aiment les gouTcrnements réguliers^ Sincèrement attaché a l^mpereùi*, s'il regrettait la liberté, ce n'était pas par vain regret du passé, c'était parce qu'il y voyait le âètil ffeiti qui préserve le pouvc»r d'entraînements dangéï^eiix. Il est |)ëiinis de crotté qu'une tribune et une presse libres eussent épargné à la France plus d'un lAUheut, à l'Empereur plus d'une faute cruellement expiée.
6'est ainsi qu'à la fin d'une longue et honorable vie il ftit donné au général Mathieu Dumas de voir les événements donner raison atix convictions de sa Jettfiesse, et qu'il eut le bonheur de mourir en croyant là liberté a^Uréé ^h^s retour.
(î*est sans douté utt défaut tteis fc(îrtWltittttiOtoftels que d'èire incorrigibles; je remarque du moins que c'est tÔUjoul^ jp^thii eux que ê6 trouvent ces hommes absurdes qui ne changent jaiti^ife. îkè fmhim minières, écrivait Mirabeau à Louis XVl, ne seroni jamais des mi^ nisires jacobins. Il n'en eût pas dit autant des censtitutlonnels. Lafavette, Mathieu Dumas i Malouet et leurs