‹ Histoire des États-Unis, racontée à la jeunesseChapitre 2 sur 96 · HABITANTS PRIMITIFS · texte numérisé non relu

HABITANTS PRIMITIFS

Quels étaient les premiers humains qui foulèrent, à l'origine, le sol de l'Amérique du Nord? A quelle race appartenaient-ils? Quels renseignements a-t-on sur leur couleur, sur leur stature, sur leur apparence physique en général? L'histoire est muette à ce sujet. La science ne peut dire qu'une chose : « Peut-être trouverons-nous un jour la réponse à de pareilles questions, mais nous cherchons encore. »

En revanche, on est déjà très renseigné sur les changements de forme et d'aspect qu'a subis le continent de l'Amérique du Nord. Nous savons qu'à une certaine époque, il était couvert d'une épaisse couche déglace; ce vaste glacier, par suite de l'accroissement du froid, s'étendit vers les régions méridionales, puis se rétrécit de nouveau peu à peu à mesure que r durant des âges inconnus, la température devenait plus

douce. Nous savons en outre que la surface totale du continent s'est tantôt élevée, tantôt abaissée irrégulièrement à diverses époques, de telle sorte que la mer couvrait autrefois une grande partie de l'espace qui est aujourd'hui la terre ferme. Nous savons, enfin, que des plantes et des animaux appartenant à des espèces disparues ont existé sur mainte partie de notre continent. Le renne, que l'on ne trouve plus à présent que dans l'extrême nord, errait jadis du côté du sud jusqu'au Kentucky. Le singe, que l'on rencontre de nos jours dans l'Amérique du Sud, fut aussi un habitant de l'Amérique du Nord. On ne voit plus le rhinocéros qu'en Asie et en Afrique ; mais plusieurs espèces de ce quadrupède, dont l'une atteignait la taille de l'éléphant, ont existé dans l'Amérique duNord. Elle renfermait environ cinq variétés de chameau, quelques-unes d'une taille colossale. Des chevaux sauvages ou des animaux semblables au cheval, comprenant ceux-là une trentaine de variétés pour le moins, paissaient à diverses époques dans les plaines de l'Amérique du Nord, bien qu'il soit avéré que les premiers explorateurs européens n'en aient trouvé aucune espèce vivante. Les individus appartenant à quelques-unes de ces races depuis longtemps éteintes avaient le pied muni de trois doigts, d'autres de quatre, au lieu du sabot qui caractérise l'espèce actuelle. Tel animal au pied fourchu n'était pas plus gros qu'un écureuil, tandis qu'un autre atteignait la taille de l'éléphant. Citons encore les géants appartenant à la famille des paresseux, enfin une immense variété de quadrupèdes maintenant inconnus. Aucune histoire écrite n'en parle, nous doutons même qu'aucun œil humain ait jamais contemplé la plupart d'entre eux, mais leurs ossements sont enfouis dans le sol. Des

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