‹ Histoire des États-Unis, racontée à la jeunesseChapitre 58 sur 96 · Édifice où le Congrus lient ses séances à Washington · texte numérisé non relu

Édifice où le Congrus lient ses séances à Washington

des navires américains, cause véritable de la guerre; c'était apparemment inutile; la bravoure et les victoires de la marine américaine avaient virtuellement vidé cette question, et jamais plus elle ne fut soulevée. Ainsi finit la guerre de 1812, appelée aussi « la dernière guerre » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Depuis ce temps, malgré quelques nuages passagers, ces deux grandes nations, qui parlent la même langue, ont vécu en bonne intelligence; puisse-t-il en être toujours de même !

Pendant les trente années qui suivirent, les Etats- Unis parurent jouir d'une paix profonde et de la plus grande prospérité ; l'animosité entre les partis politiques s'effaçait de jour en jour. La population qui, en 1810, s'élevait à plus de sept millions, ne fit que s'accroître. Les nouveaux Etats et les territoires de l'ouest s'ouvrirent à la colonisation. Une grande route nationale fut tracée de Gumberiand (Maryland) à Wheeling (Virginie), et sur tout son parcours un véritable flot de chariots d'émigrants se répandit vers l'Ohio, l'Indiana et le Kentucky. D'autres émigrants s'enfoncèrent à l'ouest et au sud, au moyen des bateaux à vapeur nouvellement lancés sur l'Ohio et le Mississipi. D'autres encore montaient sur des radeaux et des bateaux de transport avec tout ce qu'ils possédaient. Les forêts couvraient encore le territoire de l'Ohio et il n'y avait presque pas de routes, de sorte qu'on devait se contenter des communications par eau. Un certain nombre de voisins se réunissaient pour construire un bateau plat qui portait les produits du village à la Nouvelle-Orléans. Il y eut des émigrants qui se rendaient par mer à l'embouchure éloignée de la Columbia sur le Pacifique, où Astor avait jadis

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