S. GAUD
Pendant les courses des barbares dans ce pays, la ville des Aulerces-Eburovices avait été détruite; il y eut vacance dans le siège épiscopal après la mort de S. Taurin. Germain, évèque de Rouen , ordonna enfin évèque d'Evreux Gaud ou Waldus. On dit qu'après avoir administré cette église pendant 40 ans, S. Gaud se démit de la dfgnité épiscopale et se retira dans un lieu désert de la BasseNeustrie (Normandie), ne soupirant qu'après le moment qui dégagerait son âme des liens du corps et la réunirait au Christ. Ses vœux furent comblés vers 49K
On retrouva le corps de S. Gaud, en 1131, dans le village de Saint-Pair, au diocèse de Coutances, non loin de Grandville, sur le bord de la mer, à l'endroit où était,
dit-on, autrefois le monastère de Sescy (Sesciacum) (1). L'élévation en fut opérée, en 1664, par Euslache de Lesseville, évêque de Coutances, qui accorda un os du bras (2) à l'église d'Evreux. L'église de Normanville près Evreux areçu, ainsi que plusieurs autres églises, quelques parcelles des mêmes reliques. Le nom de S. Gaud est consigné dans divers martyrologes au 31 janvier (3).
(1) « Son tombeau se voyait encore dans Téglise de Saint- Pair, en 1740 : il était placé dans le chœur, auprès de la muraille, du côté de l'Evangile, vis-à-vis du mausolée renfermant les corps de S. Pair et de S. Scubilion. Le tombeau de S. Gaud était en forme d'auge de pierre, composée d'une espèce de ciment senablahle à celui qui nous reste des Romains. » (Extrait d'une lettre manusc. de M. llouault , curé de Saint-Pair, au dioc. de Coulanccs.)
(2) Un auteur dit que c'était le tibia de la jambe droite.
(3) Il a été publié un abrégé de la vie de S. Gaud, par M. E. Rouault, curé de Saint-Pair-sur-Mer, Paris, 1734, 1 vol. in-12.
m IVIAURUSION.
Maurusion succéda, dans le siège d'Evreux, à S. Gaod qui le désigna pour son successeur vers l'an 480. Il souscrivit en ôl l au premier concile d'Orléans. On croit qu*il est mort Tannée suivante.
Plusieurs auteurs l'ont appelé Maurusîus; mais il signait en 511 : « Mauruslo eplscopus ecclesîœ Ebroïctnœ, »