‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 204 sur 612 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

d’abord: „Je connais la cause de votre voyage; vous venez sans doute à cause de Forbes; c’est le plus grand des pillards qu’il y ait au inonde; je m’occuperai de cette affaire."

Ce ne fut que le 3 octobre 1635 que Porrentruy fut délivré de cette troupe et de ses tristes chefs. Suivant les comptes déposés aux archives de la ville, les dépenses supportées par le conseil pendant cette onéreuse occupation s’élevèrent à la somme énorme pour ce temps-là de 80,181 livres bâloises, soit 126,325 fr., valant aujourd’hui au moins 300,000 fr.

Les bourgeois donnèrent en outre à Forbes une somme de 1666 livres; ses soldats, tant de cavalerie que d’infanterie, „non contents de leur entretien, volèrent et enlevèrent aux bourgeois, sans comprendre les meubles, lits et linges de prix, quasi innombrables, plus de 100 bichots de grain, estimés à 3000 livres. A son départ, Forbes enleva tant en argent comptant qu’en vaisselle appartenant à la ville, 1018 livres 17 sols 4 deniers". 1 „Et il fit grand dégât, dit le bourgeois Cuenin, témoin oculaire, dans la ville, emmenant l’étain, les nappes, serviettes, gobelets et couteaux ferrés d’argent, cuillers et fourchettes et autres meubles qu’on lui avait prêtés de la maison de ville pour faire un banquet. Mauvais larrons, qui firent, avec leurs troupes, plus de mal aux bourgeois et habitants de la ville, avec Forbes, que jamais garnisons ne firent en ladite ville, et sortirent l’un après l’autre, avec une grande somme d’argent qu’il fallut leur donner. Le régiment Forbes était logé au bourg et dans la grand’rue et celle de l’église."

En même temps, la ville dut fournir, du 16 juin à la fin d’août, 4488 pains à la compagnie de Vignancourt, 4920 à celle de Cadaniel et 569 aux ouvriers qu’on faisait travailler au château, le tout estimé à 1278 livres 7 sols 6 deniers; plus un cheval pour le capitaine Cadaniel acheté 120 livres, le luminaire de la garnison payé 544 livres 18 sols 7 deniers. C’était une ruine complète pour la ville déjà épuisée et sans ressources.

Après Forbes, la peste fit son entrée à Porrentruy, malgré toutes les précautions prises pour l’empêcher d’en franchir l'enceinte. Les victimes furent nombreuses. Poussés par une terreur panique, la plupart des habitants prirent la fuite; du conseil, il ne resta qu’un membre, Henri Monteny, fidèle à son poste de dévouement; tous les autres magistrats avaient fui le fléau. Dans ces tristes jours, les jésuites se dévouèrent aux pestiférés; l’un d’entre eux, le P. Thomas, ne cessa de visiter les maisons infectées: jour et nuit, à toute heure, on le rencontrait, courant à ses malades, assisté de ses aides aussi infatigables que lui, les jésuites Georges Ohen et Jean Hoflfel. Trois de ces religieux succombèrent victimes de leur dévouement; le P. Thomas survécut au terrible fléau auquel il disputa jusqu’au bout ses victimes 2.

A son lieutenant-colonel A 10 sergents ....

A 30 caporaux ....

A 300 fantassins . . .

A 0 lieutenants A 6 enseignes .

Acheté 10 chevaux

A 50 cavaliers d’Hébron, 17 semaines = 2 Annales, col 1. Brunt.

rentruy

le

colonel

Forbes avec régiment de cavalerie et

sol.

den.

3 brigadiers

Au maréchal des logis

1 cornette

2 lieutenants

2 capitaines

Hébron ....

Foin

Au chevalier de Brison

tinnes de vin

Hébron pour son départ

Ai

chevalier de Brison pour son départ

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