‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 240 sur 612 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

un prince d’une rare piété et un pasteur d’un zèle infatigable. Il montait luimême en chaire et instruisait le peuple dans les vertus du christianisme. Après sa mort, on trouva auprès de son lit, des instruments de pénitence, une discipline et un cilice tout ensanglantés."1 Il avait pour devise: In adversis constant ia. „Le 6 décembre, MM. du magistrat en corps allèrent plaindre le deuil aux parents de Son Altesse et à Messieurs du chapitre de Basle. Le 7, Sadite Altesse fut porté en terre par douze prêtres et fut premièrement porté en l’église parochiale de Saint-Pierre et après les vigiles et offices des morts chantés et parachevés, fut porté aux RR. PP. Jésuites et après l’office des morts célébré pontificalement, l’oraison funèbre et une messe célébrée à l’honneur de la Vierge, fut desvallé (descendu) dans le charnier pour faire compagnie à trois autres évêques ses prédécesseurs, savoir Mgr Blarer, Rinck et Ramstein. Le 4 fut célébré le septième de Son Altesse à Saint-Pierre et aux Jésuites; le 12 à Saint-Michel, le 14 la confrérie du Saint-Sacrement."2 On remarqua aux obsèques de l’évêque défunt son frère le Capucin et vingt-huit religieux du même ordre. Les Capucins de Waldshaut dans le Forêt-Noire obtinrent le cœur du prince de Schœnau et le placèrent dans le chœur de leur nouvelle église au côté droit de l’autel. 3 Jean François de Schœnau portait dans ses armes: les trois anneaux des Schœnau, deux sur champ de sable et un sur hermine, écartelés avec la crosse des évêques de Bâle.

1 P. Voisard, Histoire des évêques de Bâle, p. 492. = 2 Journal Vergier, p. 64. = 3 Archives des

Capucins de Lucerne.

Sceau de l’évêque Jean François de Schœnau.

La cathédrale d’Arlesheim au XVIIe siècle.

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