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CHAPITRE XXXIV

l’entretenir en bon état et faire à ses frais les petites réparations nécessaires. Le chapitre devra se charger des réparations majeures. Chaque année deux députés du chapitre feront la visite de toutes ses maisons pour en constater l’état.

A la mort de l’évêque de Bâle, on doit élever dans le chœur de la cathédrale un catafalque, portant les insignes pontificaux, couvert d’un drap de deuil, et célébrer des obsèques solennelles. Les chanoines et les chapelains diront la messe pour l’évêque défunt. A la mort d’un chanoine, le chapitre fixe le jour des obsèques avec les vigiles et la messe ; quatre cierges seront allumés autour de la tombe élevée dans le chœur et couverte d’un drap mortuaire. La sépulture doit avoir lieu dans la cathédrale, au son de toutes les cloches. Les héritiers du défunt verseront pour cela à la fabrique quarante livres bâloises.

Tels sont les statuts élaborés en 1681 par le chapitre de Bâle et approuvés le 17 septembre 1683 par l’évêque de Bâle Jean Conrad de Pœggenbaeh. A ces statuts, le chapitre ajouta un règlement concernant le culte divin de la cathédrale. Il recommande la piété, la dévotion, l’honnêteté de vie aux ministres du culte; ils doivent éviter les sociétés mondaines, les auberges, etc. La confession doit être hebdomadaire. En cas de dispute, s’en rapporter aux supérieurs. Porter l’habit clérical décent, fermé, long; la tonsure. Au chœur, se présenter avec le surplis modeste, s’y tenir avec piété, respect et modestie ; ne pas penser aux affaires du monde et n’avoir en mains que des livres de prières. Assister aux sermons ou du moins, ne pas se montrer hors du logis durant cet exercice. Sortir de l’église lentement et comme des vieillards. Chacun au chœur doit occuper la stalle qui lui est désignée; se mettre à genoux et se lever au signal de l’hebdomadaire. Silence à la sacristie. Chaque dimanche et fête, après le sermon, on doit dire une messe pour la commodité du peuple. — On doil se servir de bréviaires et de missels romains, observer les rites romains. On doit chanter et psalmodier dévotement, pieusement, lentement, clairement, avec les poses convenables; se lever, s’agenouiller et s’asseoir suivant les règles fixées à cet égard.

Le régent du chœur doit veiller à ce que tout se passe avec ordre et diligence. 1 L’office divin, disposé et ordonné de la sorte, devait être à la cathédrale d’Arlesheim plein de pompe et de dignité. Un nombreux clergé, des chants bien exécutés, un vaste et belle église, un chœur splendide de décorations, tout contribuant à donner au service divin un éclat et une majesté digne de la première église du diocèse de Bâle. — Le prince Jean Conrad touchait à sa trente -septième année d’épiscopat : les forces lui manquaient et il ne pouvait plus quitter son château.

I l demanda un coadjuteur pour partager avec lui le lourd fardeau de l’administration diocésaine. Guillaume Jacques Rinck de Baldenstein, archidiacre du grand Chapitre, fut élevé par les chanoines de Bâle à ce poste difficile et sacré évêque de Curloc in gu ri /tins infidc/ium , le 26 août 1691. La cérémonie eut lieu dans l'église du college avec beaucoup de solennité; le ’suffragant d’Eichstâtt (Bavière) François Christophe de Binck, parent du nouveau coadjuteur, fit l’office de consécrateur assisté par les suffragants de Constance et de Bâle.

Deux ans après, le prince de Roggenbach mourut (13 juillet 1693). Il fut enseveli dans le caveau de l’église du collège le 16 juillet. U était dans la soixanteseizième année de son âge; il administrait l’évêché de Bâle depuis trente-sept ans.

Livres des statuts de la cathédrale de Baie à Arlesheim. 1681.

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